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Le Blog de Pahé

Dessinateur gabonais de presse & BD

mercredi 31 mars 2010

Mongomo Palace


Ce qui est cool dans les terrasses de bars à Bata, c'est qu'on en entend de bonnes. Sur la table assis à côtés de moi, 3 supers gros Bwana, les Blancs, assis en train de siroter qui un verre qui, avalant un gros plat de nouilles. Ça tchatche bien fort, surtout du pays. A les voir, on dirait de gros patrons mais il n'est rien. Ce sont surtout des chefs de chantiers qui se la pètent comme pas possible.Comme quoi...
L'un des petits chefs se met à raconter une histoire africaine à ses potes. Il parle d'un super hôtel 5 étoiles où il a passé la nuit : Mongomo, la troisième ville de Guinée équatoriale, la plus construite (sic), non loin de la frontière gabonaise du côté de la ville d'Oyem, chez le Président Obiang.

A Mongomo, il y a cet hôtel impressionnant, un 5 étoiles avec pas de clients dedans,tout est nickel à l'intérieur. Clim, palmiers exotiques, piscine,sol en marbre, meubles derniers cris...(sic)tout le bon tralala quoi, sauf que le service reste à désirer, normal, pas du tout qualifié, on préfère recruter le personnel local: les frères, les sœurs, les cousins, les cousines, les oncles... la famille africaine, au village(sic)!

Larissa, yes!


En compagnie de Larissa,une gabonaise à Bata. Peace!

mardi 30 mars 2010

Centre culturel guinéen de Bata


Le centre culturel guinéen de Bata a une histoire assez pittoresque. Au début des années 2000 et des poussières, on ne sait quelle mouche pique nos ancêtres les Gaulois. Les gaillards décident de fermer le petit bâtiment colonial qui abritait le seul centre culturel français de l’époque et qui attirait un monde fou. Devant le fait accompli, les nombreux fans de la culture française décident de faire entendre leur désarroi auprès des diplomates français qui argumentent qu’ils n’ont pas assez de pognon pour son entretien. Le centre restera fermé. Fin des haricots.
Au secours Constancia

Mais selon la légende, le cri de détresse ne serait pas tombé dans l’oreille du sourd que n’est pas Obiang Nguema. Qu’est-ce pour lui construire un centre culturel ? Et hop, son épouse, Constancia Obiang Nguema, « la premiera mujer », balance le pognon et en deux jours, mais non je rigole, en deux quatre six,un bâtiment flambant neuf, munis de bureaux, de salles de classes, d’une bibliothèque…sort de terre. Le centre ultra moderne équato guinéen d’expression française et offert « cadeau yen a » aux Français pour qu’ils… s’en occupent ! Les diplomates du Quai d’Orsay ont compris : c’est nada, ils n’en veulent pas de cette affaire équato guinéenne! Chacun son truc quoi !
Yannick, l'homme fort

Laissé pratiquement à son sort par les équatos,c’est Yannick,un gaulois qui s’y colle en se battant comme un beau diable, sans budget conséquent, pour que ce Centre culturel Equato guinéen d'expression française et non français, nuance, puisse continuer à exister.

Les appartements où nous sommes logés... la classe!

BATA : Paseo Marítimo


Libreville et Bata : « même chose, même pareille », comme dit un célèbre adage ivoirien, sauf que Bata sur son front de mer est la plus belle et surtout la plus propre. Sur près de 3 ou 4 kilomètres, le gouvernement équato guinéen a construit un super front de mer où il fait beau prendre l’air. Du temps de Bongo père, un projet de ce genre, « la Marina » avait été prévu. Beaucoup d’argent fût décaissé, depuis, on attend toujours ce projet que les supers jaloux disent : « être tombé à l’eau! ». A Bata, côté front de mer et centre-ville, on se croirait dans un quartier cubain de Miami. Voilà pour la belle image de carte postale.
Malabo la nuit, j’ai fait une petite virée avec Ramon, on voulait manger autre chose que les supers aliments que l’on peut acheter à prix d’or à « MARTINEZ HERMANOS », une chaîne de supers marchés présent dans le pays depuis 1927. J’ai failli tomber en syncope en voyant le prix d’une boîte de sardine à l’huile : 800 FCFA ! Guinée pétrole, pitié passons à la suite…
Bata la nuit. Le bord de mer est éclairé, le centre-ville aussi mais pas l’arrière, la façade, les endroits ou les touristes ne vont jamais. L’électricité est défaillante. La plupart des quartiers sont dans le noir, les plus chanceux utilisent des groupes électrogènes pour leur magasin. C’est le cas chez cette chinoise du quartier Zona,qui marque la séparation entre le belle ville et le pourri,l'autre face misérable de la ville, ou j'ai acheté une serviette de bain pour 3500 Cfa alors que la même au "Martinez" valait 19000...Joder!
On a pris des ailes de poulet braisé qu’on est allé manger au BAR ESTADIO, un coin à putes. Et vive la bière et le Tres Cepas, une liqueur. Et vive les femmes...

Ramon, el magnifico!


Mon frangin Ramon s’est marié dimanche,à la traditionnelle, comme on le fait si bien chez les siens : les fangs !

Du monde il y en avait, parents, amis et connaissances, venus de très loin, comme moi, du Gabon tout proche. L’amitié c’est sacrée, surtout quand il s’agit de mon frère Esono Ebale, le vrai nom de Ramon. A Alger, ca date d’au moins 6 mois, il m’avait annoncé son mariage. « Man il faut que tu sois-là, on va faire la fête, en famille ». Je ne pouvais manquer à cet important rendez-vous. Fêtons donc en famille! La famille est-là, au grand complet. C’est chez le patron du Centre culturel espagnol que se déroule la cérémonie.


En guest star, le doyen de la famille, attrape le bâton de commandement et parle...
Yââ ! Papa Esono remercie tous ceux qui sont venus au mariage traditionnel de son fiston avec sa belle fille Eloisa, « minega ontagani », la femme blanche, dotée à 2 millions. Ramon, o ne fame, tu es un homme ! Un vrai fang. Pendant que le vieux parle, silence totale, on écoute le chef. Une fois les remerciements terminés ainsi que la bénédiction, avant de passer à table, c’est la prière, un vrai chrétien. Notre Père et l’Avé Maria sont récités puis, les femmes passent à l’action avec leurs you-you. « Ba lon oyang ». La femme est à nous !

A la soupe

apama mbong, nkone owono,coup ya dza, name ngoane, ombong…tous les mets du village sont-là. « Meyok fe », l’alcool aussi. Feu ! La tradition continue, les petits blancs doivent danser la danse de chez nous. Le DJ a compris et bombarde l’Elone. Et hop, les femmes commencent à débouler. Sacadé sacadé ! Les hommes suivent… Cyril, le comptable de l’Icef se jette dans la danse, suivi de tout le reste. Sacadé sacadé ! Oui, oui, c’est la tradition !
Akiba Ramon, wo ne el magnifico !

Mismos nosotros, mismos nosotros





Avec Ramon, Lucia Elvis et Jérémy, deux petits "gabomas" de Malabo qui m'ont servis de guide durant mon séjour. Merci les gars!

Chic pétrole, choc mierda !


Malabo ! Avant d’arriver à Malabo, j’avais une certaine idée de la capitale de « la Guinée Pétrole », c’est comme ca qu’on appelle ce nouvel eldorado. Je me disais que tout y brillait, je me disais que tout le monde allait bien avec ces nombreux pétrodollars engrainés par l’or noir. J’ai été déçu, un peu, beaucoup.
A Malabo, il y a un côté pile et un côté face. La ville n’est pas très grande, mais elle est tracée, elle est jolie avec ses petites rues, au centre ville, le style d’habitation est très coloniale, la présence architecturale espagnole se fait ressentir. Ca et là, de nombreuses constructions surgissent de nulle part, impressionnant, comme l’Assemblée nationale refaite, impressionnant aussi le nombre de cylindrées, de grosses américaines et japonaises plus rutilantes les unes des autres. Mama mia ! Ca pue le fric. Guinée pétrole !
Malabo 2, j’y ai fais un petit tour… Chapeau aux équato guinéens!J’en ai eu plein la vue. Malabo 2, comment d’écrire cette nouvelle ville sortie de terre comme par enchantement? Je n’y arrive pas. Rien que de voir les installations du stade de foot devant abriter la CAN que le pays doit organiser m’a rendu baba. Libreville à côté, c’est du pipi de chat. Le pays d’Obiang a fait fort… mais aussi moins fort. Malabo manque cruellement d’eau et d’électricité. Les populations les moins aisées doivent vraiment se creuser la « cabesa » pour avoir le précieux liquide de la vie. Des enfants viennent puiser de l’eau du côté du Centre culturel qui l’offre, encore un don de la coopération entre les deux pays !

Pour l’électricité, c’est « la misma cosa ». Les groupes électrogènes pullulent. La nuit, lorsqu’il ya une coupure, les gens assis dans les bars applaudissent et s’écrient : « bienvenu à Malabo ! ». En plein Malabo, il a de nombreux bidonvilles. Non loin de la Présidence, du côté de Ella Nguema, dans la vieille ville, c’est un autre monde. J’ai cru me retrouver dans les « mapanes » du Carrefour Léon Mba et de Venez-voir à Libreville. Nauséabond ! Et que dire des hôpitaux où des écoles dignes de ce nom à l’intérieur du pays? Il n’y en a pratiquement pas. Sur ce point, carton rouge au fils de Nguema. La ferme Pahé. Guinée pétrole !


La misère avec un grand « M ». Les gens peuvent-ils se révolter, oser dire qu’ils souffrent, qu’ils aspirent à une vie meilleure ? Je ne le crois pas. Sauf dans le silence. En regardant ces gens remplis de bonne volonté, j’ai ressentis une certaine peur. Au Gabon, on peut bouder mais ici, on NE boude pas. Le chef commande, point barre. L’homme en uniforme et craint comme la peste. Les forces de l’ordre ne plaisantent pas et sont biens dotées. Il n’y a qu’à voir les superbes bagnoles neuves de la police, sortant encore d’usine, dans lesquelles roulent les gradés. J’apprends même que le commissariat de police de « Guantanamo » a reçu une dotation de Hummer. Guinée pétrole !


L’état des routes. La capitale équato guinéenne est lardée de nids de poules. Un fan de Mengomo, le village présidentiel : « Tout va s’arranger d’ici peu, on a confiance. Les Chinois et les Arabes sont forts ». Les Chinois et les Arabes ! Le mot est lâché. « Ils se sont partagés le gâteau. Les Américains boivent le pétrole, tandis que les Chinois et les Arabes mangent le ciment ! ». Les ouvriers chinois sont en fait des prisonniers venus passer leurs peines en travaillant sur les nombreux chantiers.


Des sociétés maghrébines construisent de nombreuses habitations dans le pays. En parcourant la ville on les rencontre les Chinois, ils sont nombreux, sont chargés de réfectionner le réseau d’alimentation d’eau et d’électricité. De nombreuses tranchées parsèment la ville. « Ils s’attaquent au courant. Il n’y aura plus les nombreux câblent électriques qui ternissent la ville, tout passera maintenant sous terre. Un grand effort a été fait. Si vous étiez venu ici en 2004, vous auriez été étonné, il n’y avait rien. Lorsque tout cela sera connecté, le port terminé, Malabo sera la plus belle ville d’Afrique centrale. » Tel est l’un des nombreux mégas projets du « nouveau doyen de la CEMAC qui a promis le changement». Pour 2020. Vinte, vinte !

Mais selon les jaloux, « si Malabo n’est pas aussi développé que Bata, la ville qui est sur le continent, c’est tout simplement le fait de la politique. La plupart des membres du gouvernement sont des Fangs issus de Bata. Ils préfèrent investir chez eux, l’île de Bioko étant pour les Bubis, une ethnie minoritaire, avec qui ils ne s’entendent pas et font voir la vie dure». Madre de Dios, encore cette histoire ! Le menteur de rajouter : « dans l’armée, le soldat Bubi n’arrive jamais à un grade supérieur lui permettant de commander une unité. Tout est fait pour qu’il n’évolue pas. Le « Madzona » est, et reste le chef. On ne sait jamais, en confiant de hautes responsabilités à un soldat Bubi, il peut faire n’importe quoi ! ». A tare zame ! Guinée pétrole !

Apéro chez Pépé

Samedi dernier, j’étais invité chez Pépé,pour son petit apéro.Pépé est un mec cool, il a un cœur gros comme ca. Tiens, en parlant de cœur, Il y a peu, le Pépé en souffrait. Il fallait rapidement une opération chirurgicale pour enlever son mal. Un élan de solidarité s’est formé afin de venir en aide au gars d’Annobon, la petite île voisine de Bioko la grande. Et hop, avec les fonds récoltés, il a pu s’envoler pour l’Europe. Le temps s’est écoulé et Pépé, en bon africain, n’a pas oublié ceux qui sont venus à son secours. Il a donc réunit sa petite famille pour faire un super gueuleton de remerciement en l’honneur de ceux qui ont sauvé son cœur.



L’ambiance était bon enfant, la musique tapait fort dans les oreilles, tout le monde a apprécié le succulent barracuda bien braisé, miam, miam, je me suis resservis 2 fois tellement que c’était bon. Ensuite pour faire descendre le tout, j’ai avalé la STRELA, une bière du Cap Vert. Holala Pépé, à la prochaine opération coup de cœur, promis, juré je serai-là !

samedi 27 mars 2010

Enorabuena a todos


Et voilà, mon atelier de Bd à Malabo s'achève. Merci à tous les participants...
Heribierto Abia Ndong,Brillante Ovenga Nguema,Jesus Angel Buleché,Rojelino Nzeng Eyi,Cirilo Nsue Bibang,Angel Alogo.
Adios Malabo,
Lundi,je serai du côté du Centre culturelle équato guinéen d'expression française,de Bata.

Les petites françaises de Malabo


Ambassades : et du côté de nos voisins?


Cette luxueuse demeure non loin du Carrefour des Charbonnages à Libreville? C'est la nouvelle ambassade de Guinée équatoriale au Gabon.
Le Gabon,premier pays producteur de pétrole...après la Libye,l'Algérie,le Nigeria,la Guinée équatoriale...
J'ai chopé la photo sur le blog de "Le Gabon énervant", un nom de blog qui veut tout dire.
D'ailleurs, Charlie M.,le blogger en question a fait un super papier sur Les Ambassades du Gabon.
Vous pouvez le lire en allant ici.

vendredi 26 mars 2010

Donnons la CAN à Obiang


Le Gabon est un pays terrible où tout le monde fait vraiment ce qu'il veut, où tout le monde n'a plus honte,où,l'improvisation règne en maître absolue, ou la honte ne tue plus, où.. où...
Qu'est ce que j'apprends? Le pays du vert jaune et bleu risque de ne plus abriter la Coupe d'Afrique des nations,la célèbre CAN, compétition internationale de football qu'elle devait co organiser avec la Guinée voisine d'en face,au motif que la plupart de ses installations ne sont pas encore sorties de terre. Tchouooo!
Pendant que la Guinée équatoriale est prête depuis maintenant 2 ans,elle a organisé une compétition de footbal féminine pour tester ses installations, Gabao lui,continue de faire comme d'habitude : de l'à peu prés,du blabla, de la hopope... comme d'hab. Mouf!
La CAF entre dans la bouillabaisse gabonaise

Les experts fouteux sont clairs : "La commission des experts de la CAF a constaté que de tous les travaux identifiés sur la feuille de route, aucun des chantiers n'est avancé à un niveau qui pourrait laisser penser que la CAN puisse se tenir dans les délais".En quittant Libreville il y a quelques jours,ils ont adressé ce jolie avertissement aux génies du "ndama " gabonais: " le Gabon pourrait dans deux mois, si rien de substantiel n'est fait, se voir retirer l'organisation de la coupe d'Afrique des nations." Yobé!

Allez grandes gueules de Gabonais, donnons à Obiang Nguéma sa Coupe d'Afrique des nations. Les Equatos,eux,au moins en ont des "abombollosses ", "les corones ".
Nous on pourra faire un super truc,regarder les matchs à la télé ou au pire les applaudir.

Souvenir, souvenir: Dans les Années 70 alors qu'on lui prônait de ne pas construire le Transgabonais, un super gouffre financier, le Président Bongo prononça cette phrase devenue culte: "Avec où sans la banque mondiale, le Transgabonais se fera, même s'il faut pactiser avec le diable!"

5000 CFA para un caldo de pescado!


Malabo est une ville où tout coute les yeux de la tête, d'ailleurs ici les jaloux disent que c'est la ville la plus chère au monde. Je crois qu'ils ont bien raison car comparée à Libreville, il n'y a pas photo. Je me suis rendu dans un petit restau de tout ce qu'il y a le plus simple. En bon mangeur, je commande un plat de poisson à la sauce chocolat indigène et du riz en accompagnement. Une canette de "cerveza", la bière, pour arroser le tout. Verdict après la bouffe: 5500 CFA. A Libreville, j'aurai payé au pire 1500,la bière avec!
Ce matin, je décide de me rendre au marché centrale, je demande un plat de bouillon de poisson; le célèbre "Pépé soup". No problemo, la mama me sort un gros morceau de rouge avec ses flotteurs, le piment et 5 doigts de bananes avec un petit morceau de citron. Et hop, j'assassine le plat délicieux. Arrive la facture assassine : 5OOO Cfa! Caramba!
En Guinée équatoriale et surtout à Malabo, les prix explosent,que ce soit dans l'immobilier ou autre, chacun fait un peu ce qu'il veut. Autre exemple; j'ai vu le même groupe électrogène que j'ai dans mon bled de Eboro, acheté à 100.000 balles en négociant,ici les loustics marchands le vendent à 280 voir 300.OOO CFa!
Les taximen de Libreville peuvent fermer leur grande gueule avec les petits 100 FCFA qu'ils demandent aux clients. Pour effectuer un trajet dans la capitale du pétrole en Afrique centrale, il faut prévoir 500 FCFA pour un trajet, le prix doublant à partir de minuit.La verdad!
Pour couper court à mon étonnement par rapport à "la vida costosa", un commerçant ma répondu : "A Malabo si tu no tienes dinero, vuelve al pueblo a plantar yocas!"
Et hop,tu l'as dans le baba Pahé!

Publicopinage

"Si vous êtes à Malabo,Pépé,le chauffeur du centre culturel français,pour fêter le retour du Printemps,en savourant du poisson braisé sur un air de DESMALI le Samedi 27 mars 2010 à 14h,organise une petite soirée
dans le quartier ELA NGUEMA (tout au bout de la calle BATA, en bord de mer). Moi j'y serai, vous aussi peut être, SI vous avez un billet d'invitation.

jeudi 25 mars 2010

Ambassade de Gabao à Malabo : Mamooooo!


«Dites moi comment est votre ambassade à l’étranger, vous saurez comment est mon pays» dis un adage ».
Ce matin pour le vérifier, je me m’y suis donc rendu et je n’ai pas été déçu.

J’arrive à l’ambassade vers 12h30.Au portail, un quidam, le même que le jour où j’ai pris la photo du bâtiment qui abrite les locaux de notre représentation diplomatique.
Il faut pratiquement un bon bout de temps au quidam, il s’appelle Daouda,c'est le gardien, pour qu'il réponde à ma question de savoir s’il y a quelqu’un à l’intérieur.«L’ambassade est fermée,elle ouvre de 9h30 à 11h30». Pendant qu’il répond, il parle en même temps au téléphone, pas trop intéressé par ma présence. J’insiste pour savoir si je peux rencontrer quelqu’un à l’intérieur.
« Donnez moi votre téléphone, je vais le donner à l’ambassadeur pour qu’il vous appelle». Je fais comprendre au super gardien de mon ambassade que je viens d’arriver sur Malabo et que je n’ai pas de numéro en Guinée. Peut-il faire appel à quelqu’un dans les bureaux pour moi? Le gaillard a compris et me redemande mon numéro de téléphone… un diplomate passe affolé !
Daouda s’en va finalement annoncer la nouvelle après m’avoir dit « qu’il n’y a que madame qui est-là ». Chic, la femme de l’ambassadeur va me recevoir.
L’ambassade est un petit bâtiment, sale, je peux même dire qu'il pue,la peinture n’a plus été refaite depuis « kala kala », longtemps quoi. On y entre par une petite porte pour tomber sur une espèce de petite salle, à l'étage sûr que ce sont les bureaux de l’ambassadeur. En bas, il y une table,un canapé... rien quoi... Des portes, une est ouverte, une voix de femme s’y fait entendre. Sur la porte de celle –ci est écrit : « CONSEILLER- CHANCELLERIE ». Je dois attendre. Dans la salle, pas de drapeau gabonais en vue, juste deux notes de services collées avec du ruban adhésif sur un mur. Ce sont les documents qu’il faut pour aller au Gabon. Mon regard croise deux photos, que dis-je deux petites photocopies couleurs encadrées d’Obiang Nguéma et d’…Omar Bongo, datant d’un autre âge. Point d’Ali 9 en vue. Tiens, une carte de Libreville, tiens, encore de l’Omar papa, une affiche de la campagne 2005. Toujours pas de Ali 9. Par contre, encore collée sur un mur, une photocopie couleur d’un article de « Gabonews » parlant de la venue de Obiang Nguema à Libreville.
A l’ambassade du Gabon, l’une des plus pourrie de Malabo (sic), on peut faire de la bonne lecture, histoire de découvrir le pays quoi. Sur une mini tablette,des revues. Super, je vais découvrir le Gabon. Je tombe sur « Dutee free news », un magazine en anglais qui présentent de bons gadgets à acheter. C’est connu, les Gabonais adorent faire les courses… surtout à l’étranger. Il y a deux supers annuaires des abonnés officiels du téléphone au Gabon datant de 1999.
Au moins une chose est bien dans notre ambassade, la clim tourne à fond la caisse, même si les climatiseurs sont d’une autre époque eux aussi…

Le conseiller me reçoit

Je tombe sur une femme. Présentation : « je m’appelle Pahé, je suis venu vous faire un petit mbolo ». La dame « Ah c’est vous qui faites en sorte qu’on nous bouscule comme çà ? ». La jolie diplomate de m’expliquer qu’« ils ont reçus pleins de papier concernant ma venue ». Certainement que ca a du vraiment les faire chier de s’occuper d’un des leurs vu sa réaction !
Bref, passons, elle tente de se racheter même si la phrase assassine a déjà été balancée. Finalement je ne suis qu’un gros branleur qui fait chier les diplomates gabonais qui ont d’autres chats à fouetter que de s’occuper d'un petit con qui défend culturement bien à l’étranger notre vert jaune bleu national.
Ensuite,l’ambiance est plus gaie. J’apprends que l’ambassadeur n’est pas là, qu’il manque un peu de tout dans cette ambassade,qu’il ne faut pas que je m’inquiète car dans bientôt, il est prévu de refaire la réfection de toutes les ambassades et logements des fonctionnaires Gabonais à l'étranger qui habitent dans des logements appartenant à l’Etat gabonais. Tous crades de chez poubelle.
A la question : « Pourquoi n’y a-t-il pas la photo officielle de Ali 9 ? » Réponse diplomatique : « On a encore dans nos cœurs Omar Bongo Ondimba ».
Avant de prendre congé du conseiller, dernière question sur le pas de la porte à propos de notre drapeau qui est en lambeaux et qui porte des couleurs bizarres certainement dûes à la vieillesse et au soleil : "Vert jaune violet, c'est le drapeau national ca?".Réponse: "je crois que vous ne voyez pas bien!" Je crois que comme elle, je vais surtout devoir porter des lorgnons. En sortant de l'ambassade la plus pourrie de Malabo (resic), la diplomate promet d’aller lire ce que je vais écrire de l’ambassade sur mon blog ».

Ça bouge du côté l'ambassade. Les diplomates ont pris leur plus beau stylos pour me pondre ceci:

"Bonjour,c'est votre façon de traduire les choses et personne ne vous en voudra pour autant mais s'il vous plait dire la vérité et ne pas enjoliver est plus instructif et utile. Tout cela pour dire, et je me souviens très bien de mes paroles : nous recevons pour les visas de 09h à 11h30 et non que l'ambassade ouvre de 09h à 11h30. c'est important. merci. Bon vent."

Hello les diplomates, je n'ai fait que retransmettre les dires de Daouda, le super gardien, qui m'a annoncé en arrivant, que "l'ambassade ouvrait de 9H30 à 11H30".
Amis lecteurs, nos diplos ne sont pas des fainéants. C'est le service visa qui ouvre de 9h à 11h30 et non l'ambassade.

Allez, pour ce gardien qui ne maitrise rien, prière de lui donner pour moi pas 1, ni 2... mais 100 coups de chicotte, bien appliqués!
La bise

mercredi 24 mars 2010

"Oyé, viva el magnifico Papa Obiang " : se acabó !


Depuis longtemps, en Guinée équatoriale,on ne comptait plus les nombreuses chansons à la gloire de «Papa Obiang Nguema »,le Président de Guinée équatoriale.
«Le doyen d’Afrique centrale» a tapé du poing sur la table auprès de tous ces fans griots qui lui faisaient la brosse à reluire dans leurs chansons. Il leurs est désormais interdit de chanter en son nom, sauf si bien entendu d'après les menteurs,ils sont issus du parti au pouvoir,le puissant PDGE.
Radio Asonga

J’ai été l'invité de « Radio Asonga ». La seule radio privée de l’île. Elle appartient à Téodorin,l’un des fils du président. Pendant une trentaine de minute, Luciano, journaliste vedette, m’a posé une foule de questions sur la vie de moi…en francais Ramon était présent pour la partie en espagnole…
Atelier
Atelier de bd en images




A la fin,les cours donnent super soif!

Embajada de Gabón


Notre ambassade à Malabo."Il n'y a pas de budget pour acheter 5 pots de peinture!".No coment!

United pas colors du tout

Ah les gosses.Ce matin à l'ICEF, des écoliers de Malabo, ceux de l'école française et ceux d'une école locale,doivent se rencontrer afin de chanter ensemble,des chansons françaises avec l'aide de nos deux potes troubadours, animant un atelier. Jusque-là pas de problemo. Sauf que pour se mélanger, c'est un peu compliqué. Le café au lait ne prend pas. Allez savoir pourquoi!
La réponse m'est donné par une animatrice: " En fait certains enfants sont hypers timides!" Clair, net et précis!

Odilon le gaboma

Petit clik clak avec Odilon; "un fan" qui connaissait mon travail depuis Libreville bosse dans un restaurant de Malabo. Odilon a une particularité: son papa est gabonais et sa mère guinéenne. Enfin,au moins le café au lait sous régionale prend forme!

mardi 23 mars 2010

Malabo, ICEF et co

22 mars, Aéroport de Malabo, 16h
Je suis enfin à Malabo. L’avion de la compagnie CEIBA , un ATR, vient de se poser. Il fait assez froid, un épais brouillard plane sur ce grand aéroport, sorti de nul part. La jungle. L’aéroport en tout prés de la mer, ca et là surgissent des puits de pétrole. L’aéroport est en plein expansion. C’est la première fois que j’y débarque, les autres fois j’y venais surtout pour des correspondances. On a décollé de Libreville à 14h via d’abord Sao Tomé.

L’aéroport internacional de Sao Tomé, ne l’est que de nom. Un bâtiment un peu moderne et le reste est tout pourri. Sur la piste moisissent de vieux coucous d’un autre âge, il ya des bâtisses qui servent certainement de repaire aux rats palmistes et autres porcs épics. Beaucoup d’avions russes, dans les herbes. Une ou deux petites citernes, un flic qui traine au loin… L’escale dure une trentaine de minutes. 3 pelés et deux tondus sur la piste. Pas grand monde. A travers le hublot je vois deux gonzesses, certainement les représentantes de la compagnie, en train de bavarder avec les deux pilotes. Purée, ici les gonzesses ont de sacrés bodges, des gros popotins quoi !
A bord de l’avion qui n’est pas plein, des hommes d’affaires, des touristes… bref, « La Guinée pétrole » est convoitée. Il y a des Gabonais, ces grandes gueules qui se la pètent toujours plus haut que leur cul, ouvrent toujours leur grande gueule alors qu’ils ne vivent qu’avec moins de 2 dollars par jour. Pitié ce n’est pas moi qui le dis…
Ah le Gabonais, qui, il y a plusieurs années méprisait sur son sol l’homme équato guinéen qu’il traitait de tous les noms, surtout « d’ équato », insulte suprême, très péjorative à l’époque où ces derniers se réfugiaient au Gabon pour échapper à la dictature de Macias Nguéma, oncle de l’actuel président du pays. Maintenant la roue a tourné, la Guinée d’Obiang Nguema explose avec le fric, les « équatos » sont rentrés chez eux. Tout le monde veut donc y aller… mêmes les Gabonais ! Bref, passons. Je reviendrai plus tard sur l’amour que nous portent nos voisins qui ont toujours et encore la dent dure... contre nous !

L’avion finit par décoller, le service à bord est sympa, les hôtesses plutôt mignonnes, surtout la grande noire et mince-là… Je ferme les yeux et roupille comme Opong, l’antilope.
Une heure plus tard, la descente sur Malabo commence.
L’aéroport de Malabo est immense. Sur la piste, tout plein d’avions de différentes compagnies et d’hélicoptères d’affaires. .. Le pétrole est-là!
L’avion stationné, un grand bus vient nous chercher pour ensuite aller s’immobiliser vers une grande entrée. L’aéroport est simple, c’est bizarre mais à l’époque je le voyais plus imposant. Certainement que j’étais encore un peu bourré…Tout le monde descend. Contrôle d’identité. Il faut montrer pattes blanches. La Guinée est bien en avance. La biométrie règne. La police aussi, surtout après les coups d’états manqués. Mon passeport est passé au scanner. Rien, tout est en règle. Il faut dire que pour un étranger, obtenir un visa n’est pas une mince affaire. Pays convoité, les étrangers veulent y venir en masse, « chercher l’argent ». Les limiers de l’immigration veillent… Il y a souvent de sacrés rafles, beaucoup y passent, surtout les sans papiers…

La veine que j’ai eue, j’ai été exempté de la présentation de l’extrait de casier judiciaire et du test HIV. Ah ces étrangers qui apportent des vilaines maladies !
Par contre, j’ai du débourser 75 ooo FCFA, « parce que c’était mon premier séjour » m’a ton dit à l’ambassade. Mais sur le visa apposé sur ma signature, figure le prix de 30 mille francs. Allez savoir ou est l’arnaque.
Mes affaires fouillées de fond en comble à la Douane par une fille qui n’est vraiment pas jolie, je sors de l’aéroport. Il n’y a personne pour m’accueillir. (Pépé le chauffeur, m’attendait pour 17H). Je me dirige vers un taximan et lui parle en fang, la langue locale avec l’espagnole. « Pour aller à l’ICEF, l’espèce de centre culturel français, il faut casquer 3000 balles ! ». La course de taxi est pire qu’à Libreville !

Alexandra
« Je peux vous déposer, j’habite à coté ! ». Alexandra est sympa, guinéenne, elle travaille dans une société d’import-export, et revient de Sao-Tomé, rendre visite à sa tante, son frère vient la chercher. On était dans le même vol. J’aime bien son accent si particulier. Elle est Bubi, une ethnie du coin, ce sont les originaires de Malabo, les Fangs et autres venant du continent : Bata.
Dix minutes plus tard, je suis devant l’ICEF. Le frangin d’Alexandra est venu avec un bolide. Hyper nippé, il était au volant, un mec tout aussi nippé à ses côté. Pas très bavard, il m’a juste demandé comment je m’appelais. En sortant de l’Aéroport, on emprunte un long boulevard bordée de lampadaires, allumés en plein jour. Trop fort. Il ya de nombreux « châteaux ». Alexandra m’explique que c’est la zone occupée par les sociétés pétrolières. Le pétrole, toujours.
Le quartier qui abrite l’ICEf a des habitations façon coloniale, on est au centre ville mais les routes sont cabossées. Je sens une certaine misère… Pays riche, peuple pauvre. Comme au Gabon. En la quittant, j’offre à Alexandra une de mes Bd dédicacée. Elle me jure sur la tête de tous ses ancêtres Bubis, qu’elle ira faire un tour sur mon blog.

ICEF

J’ai tout de suite adoré l’ICEF. C’est vivant, sympa, il ya beaucoup de couleur et de chaleur. Une certaine ambiance règne. Une masse en béton bourré de clim, planté dans un petit jardin, avec un super budget de fonctionnement : Le CCF de Libreville. Le personnel de l’Institut culturel d’expression française est jeune, tout comme sa directrice Ivanne Girard.
Merci pour l’accueil !

Ramon
Ramon arrive dix minutes après, on est hyper content de se retrouver depuis notre séjour à Alger. Ramon ? C’est la Pahé local. Un trublion qui taquine tout le temps le système. Des dessinateurs ici, il n’y en n’a pas des masses. Ramon se bat donc comme un beau diable pour faire exploser la Bd de son pays. Allez hop, plus de blablas, on va bosser, direction …le bar. Et hop on ingurgite une bonne tonne de carburant : la bière !

La nuit tombe vite. Un dîner a été prévu pour les invités : deux troubadours français qui chantent dans des écoles, ils sont bien gazés, reviennent de Bata et sont dégoutés de la vie car leurs affaires ont étés dérobés avec tout leur fric. Houlala !
Il y a là aussi, un conseiller de je ne sais trop quoi de Abdou Diouf à la francophonie…
Kangni Alem, vous connaissez? Moi non plus!C'est ce joli bébé de 65 kilos, un écrivain togolais,super sympa. Il est ravi de me rencontrer et parle souvent de moi à ses étudiants à la fac. En avalant une brochette de poisson, il promet de me les faire rencontrer un jour… On ne s’ennuie pas. L’ICEF est plein, beaucoup d’expatriés viennent pour... son restaurant! C’est vachement bon,j’ai pris un steak géant de chez Gulliver,avec de la sauce champignon et beaucoup de carburant. Surprise, la femme de Ramon qu’il m’a présenté à Yaoundé, a débarqué avec ses frangines, des espagnoles. Et oui, le Ramon n’est plus célibataire. Il s’est marié dernièrement en Espagne et, en bon Pahouin, va célébrer le mariage coutumier ici, chez lui au village. Yaaaa, Moadzang, wo ne fame !

Ça picole, ça parle, un peu de tout, ca rit jusqu’à jusqu’à. Tellement jusqu’à jusqu’à qu’il faut que je rentre,fatigué dan ma piaule au "Village gaulois", une espèce de Fort Knox, cité résidentielle,appartenant à l'ambassade de France,qui me rappelle un peu l'hôtel particulier où j'étais à Johannesbourg (voir les anciens posts) .

lundi 22 mars 2010

Visado


Et hop, j'ai reçu mon sésame pour me rendre en Guinée Equatoriale,la "Guinée pétrole" d'Obiang Nguéma,chez mon pote Ramon...
Je prends l'avion dans quelques heures!

Merci à L'ICEF et à mon "moadzang" de frère, Pédro,(on s'est trouvé des liens de parenté du côté du clan Essandone. Aah ces madzona...),à l'ambassade de Libreville.

Si vous avez un peu de temps, allez faire un tours sur le blog de Françoise Mouloungui

samedi 20 mars 2010

QUIZ...


A vous de jouer!

P.s: petit coucou à Adjim mon pote tchadien qui se lâche grave ici sur son blog , ainsi que Daniel Assako du Cameroun qui me voit bien en rappeur. Yo!

P.s:C'est la fête de la francophonie et çà me fait une belle jambe. Yes!

Bd



Planches de Bd faites par des élèves de CM1 de l'Ecole conventionnée des charbonnages de Libreville, dans laquelle j'ai animé il y à quelques mois un petit stage de formation. Une exposition de tous les travaux est prévue pour le 2 avril au sein de cette école...

mardi 16 mars 2010

L'émergence ...

Depuis qu'Ali 9 a lancé son concept de "Gabon émergent", un mot est sur toutes les langues:l'émergence... Émergence par-ci, émergence par-là...
Hier en allant donc bouffer à la cafétéria de mon coin, il y avait de l'émergence au menu...Bon' app!


P.s: Faites un tours sur un petit blog sympa
Sûr que c'est une grande gueule comme je les adore qui doit l'écrire... Big up!

lundi 15 mars 2010

8 koi?


C’était le 8 mars, fête de la femme,tellement importante au Gabon que je n’en ai pas parlé à temps. Comme d’hab, un ministre est venu à la télé, à balancé un super discours et puis… Rien.
On s'en fout au Gabon, il n'y a que 3 fêtes: le 17 aout, le 12 Mars et la bonne année.
A l’année prochaine et vive les femmes !

P.s: Comme d'hab, certais et certaines inonderont encore mon blog d'injures de tous les noms d'oiseaux de la forêt équatoriale par rapport au dessin représenté. N'avez vous rien pigé?
Je m'en fiche!

dimanche 14 mars 2010

Mamboundou Président!


Petit coucou à Pierre Mamboundou de l'UPG.
Extrait de Ali 9, Roi de la République gabonaise, en kiosques et librairies sous peu.

Coup d'AMO


Au Gabon? On parle beaucoup du coup d'Etat dont fait allusion l'ancien ministre de l'Intérieur André Mba Obame (AMO)...
Franchement cette histoire m'amuse à fond la caisse car je n'y crois pas, pour avoir bien lu l'interview du AMO sur le site de L'Express.
Mais bon au Gabon, dès qu'on parle de coup d'Etat, le pouvoir en place PANIQUE.

mercredi 10 mars 2010

Ali 9 à New York...


Le patron du Gabon séjourne depuis peu aux USA. Il y a vraiment du changement dans l'air...

jeudi 4 mars 2010

Pluriel... Hans...


Ce matin, j'étais l'invité de Pluriel,une émission désopilante sur la RTG, la 1ere chaine de la tv gabonaise. Tout de go des questions m'ont été posées sur "Le monde de Pahé", sur "Ali 9", que j'ai croqué en direct,sur le fait que je donne beaucoup pour la culture gabonaise et que je ne reçoive pas grand chose en retour de l'Etat... sur l'actualité gabonaise du moment..., je me suis lâché comme pas possible avec "ces 3 grandes gueules du PAF gabonais qui font un super boulot",bref,pour finir,les animateurs ont conclu que j'étais un "artiste dans l'émergence". Ce qui m'a fait sourire.
Merci à Chamberlain, Gabin, et Mathieu. Purée, ce qu'on s'est bien poilés!


Ce jeune homme avec une belle barbe blanche? C'est Mr Hans l'ambassadeur d'Allemagne au Gabon,chez qui j'ai été invité à diner... Ce fût supra sympa. On a parlé de tout et de rien et surtout pas de camembert,le fromage préféré des frenchies! Oups!...

mardi 2 mars 2010

Signé Devaud

Je viens de découvrir un blog de chez top, celui de Luis Bertrand Devaud. Voici une histoire bien a lui...Pour votre pomme, sachez que c'est maintenant avec que je vais attaquer Dipoula 2,mon pote Sti étant momentanément indisponible...pour le moment!