
Le Blog de Pahé
Dessinateur gabonais de presse & BD
mercredi 30 septembre 2009
Je vais bien, merci!
Hello à tous et a toutes, vous tous qui m'avez soutenu à travers vos mails, vos coups de fils, vos journaux, vos blogs, vos dessins,vos télés... de depuis toute la planète par rapport à mon petit séjour au gnouf, séjour du à des bidasses qui se permettent actuellement de tout faire.Je vais bien, merci!
P.s: J'ai gardé un souvenir de mon aventure. Sur mon poignet droit,la trace laissée par les menottes. Et dire que j'avais supplié à l'adjudant de ne les serrer qu'au niveau 2, il a entendu ma doléance et, est passé au niveau... 12!
... En Ngata avec Ramon

Akiba à mon moadzang de frère Ramon de Guinnée Equatoriale.
En ngata avec Gael...
"Bonjour Pahé,
on ne se connait pas, mais je connais ton travail par l'intermédiaire de Sti, avec qui j'ai parfois affaire. C'est sur son blog que j'ai découvert, avec écœurement, ta mésaventure avec les forces de l'ordre gabonaises. Je t'envoie donc ce dessin pour t'apporter mon humble soutien, depuis mon pays de Bisounours. Ton témoignage sur les conditions de détention de ton pays est accablant. Et je n'avais pas connaissance d'une telle situation pour la liberté d'expression au Gabon. En France on peut facilement et sans problèmes moquer les autorités, on peut faire un film potache comme "Le gendarme de Saint-Tropez" et qu'ils en rigolent; alors à quand "Le gendarme de Libreville" ???
Bravo pour ton courage et ta résistance. J'ai toujours été admiratif des dessinateurs de press".
Message reçu ce matin par Gael
100


Le magazine Planète Jeune a fêté son 100 ème numéro.C'est vrai "la maquette est devenue belle, y a de nouvelles rubriques, de belles photos..." tout est beau mais seul hic: il passe de 700 à ...1000 balles!ya rien à dire:
"Planète Jeunes fait la différence!"
Applaudissez jeunesse!
mardi 29 septembre 2009
Le gnouf du Cap (...suite et fin)

Sortie de taule pour repartir en taule
Samedi matin.8h- La porte de la cellule s'ouvre. Cette fois -ci pour moi. Le soldat de garde m'appelle. Beaucoup depuis 7h sont sortis pour revenir. En fait c'est pour tout simplement être entendu par les enquêteurs.
Pieds nus je me dirige avec le soldat qui était en faction lors de mon arrivée. Il s'est remis car pour la petite histoire,en arrivant menotté dans son bureau, le mec consommait une petite Guinness qu'il a bien fait d'essayer de dissimuler. Trop tard, mon oeil avait déjà vu. Les gendarmes et la Guinness, c'est toute une histoire apparemment...
Le balèze est-là, il est adjudant. Il me regarde avec fierté genre,je suis plus fort que toi, bien fait pour ta gueule.On me donne mes effets, me demande s'il ne manque rien. Je recompte mon pognon, on ne sait jamais, il y a tellement de détournements au Gabon!
Bonne nouvelle:
Il faut remettre les menottes,me lâche le balèze,on va au Cap! je manque de m'étrangler et crie au scandale devant le bidasse en poste. Ce dernier m'explique que: "étant donné que ce gendarme travaille à la brigade du Cap et que c'est lui qui vous a emmené ici,vous devez partir à la brigade du Cap pour trancher cette affaire"
Une histoire de ouf!
Remenotté, je suis embarqué à bord du m^me véhicule, avec comme ange gardien un de ses fils. Sûr qu'il est payé par la gendarmerie pour accompagner son père dans les missions périlleuses celui-là...
2h30 plus tard on arrive à destination. Il faut préciser que le troufion s'est permis de faire ses courses. Et hop, un peu de sable à acheter par-ci, et hop un peu de ciment à acheter par-là...
"Moi je suis un responsable, je construis une maison,tandis que toi...". Il se fou de moi,"le petit dessinateur". Quel con, pendant qu'il construit sa maison, moi j'en ai déjà Une!
Brigade du Cap Estérias
Même topo.Il brandit à ses collègues la caricature qui a failli créer un coup d'Etat au pays.Tout le monde rigole de la caric... Incroyable!
Ses collègues se foutent de sa gueule, même le moustachu toujours en civile que je retrouve assis dans un bureau. Après le speech de "l'adjudant qui n'aime pas qu'on le dessine", je dois raconter ma version. Le verdict est clair: L'adjoint au commandant:coupable. "Je n'ai pas à dessiner un soldat sans son autorisation; C'est le commandant de brigade qui doit trancher sur votre sort. Malheureusement il n'est pas là!"
Je suis foutu au gnouf. La brigade en compte deux. Je suis enfermé dans le deuxième au fond à gauche prés des toilettes. La 1ere étant occupée par un jeune homme qui roule avec un faux permis de conduire!C'est la troisième fois que les gendarmes le cueillent.Têtu!

Ma cellule est grande, mais pue la pisse. il y a un trou juste au centre, un petit trou. Pour pisser impossible de se pencher o de viser juste. On urine comme on peu donc...
Une fois en cellule je me mets à lire sur les murs les gentils mots que les autres taulards on laissé à l'endroit des troufions.Une chose est certaine:les gendarmes ont vraiment de nombreux fans!
Dododo
N'ayant rien à faire, je m'endors pour me réveiller vers...18h. Il commence à faire nuit,le commandant n'est toujours pas-là.Que faire? Et hop encore un petit dodo obligatoire. A chaque fois que j'entends le bruit d'un véhicule au dehors,je me lève pour aller regarder par la grille si c'est le CB. fausse alerte...Redodo donc!
La bouffe

Ma cellule s'ouvre aux environs de 19h, c'est le moustachu qui vient me chercher pour manger. Le menu est succulent: 1 pain avec 1 boîte de sardine!Ils me font savoir qu'il n'y a que çà. Chose étrange, tout le monde est sympa, les deux bidasses se mettent à me donner des conseils de potes. Il ne faut pas leur en vouloir, ils font un métier difficile, la situation du pays est grave.... tchatche tchatche...
Le balèze ose même me dire que par rapport à sa menace de me coller une balle en plein tête que c'était tout juste du blabla. Il ne fallait pas le prendre comme cela.
Quand je demande si c'est écrit dans la constitution gabonaise qu'il est interdit de dessiner un militaire même en tenue, ils répondent par un... silence radio!
comme tout le monde i est cool, et tout le monde il est calme, je propose un truc de ouf: "Dites les grands et si on se faisait une vraie bouffe? Genre je prends mon pognon et au lieu de bouffer cette merde de sardine, on se fait un truc avec des saucisses et des petits pois?". il y a un malien dans les parages, une épicerie quoi!
j'ajoute: " Et puis boire de l'eau c'est vraiment naze. On pourrait se taper des bières entres hommes!". ils sont un peu surpris par mes propositions. Je sens qu'ils aimeraient bien accepter, surtout pour la boisson mais ils se ravisent : "Ah non, on ne boit pas pendant le service.Et qui sait? vous irez ensuite raconter partout cette histoire que vous nous avez payé à boire? Non merci!"
Le débat est clos.La bouffe aussi. Je demande si je peux maintenant rentrer chez moi. Pas fou, ils refusent argumentant qu'il faut que j'attende le CB et que là, je suis sous leur protection.Le moustachu me dit; demain c'est un jour, il faut aller vous coucher! Et hop, retourne en cellule...
Je n'ai pas dormi cette nuit-là à cause de mes nouveaux potes: les moustiques!
Le Cb est-là, je suis libre
Je suis le premier debout. Je n'ai vraiment pas fermer l'œil. Les moustiques sont hypers agaçants comme bestioles.J'ai du me réveiller vers 5h30, je le sais car il y a des oiseaux précis qui chantent à ses moments-là. Il fait encore nuit noir; petit à petit, ma cellule s'éclaire de la lumière du jour.
Le moustachu est réveillé, il passe devant ma cellule pour aller aux chiottes...
Petit salut de sa part. Il est cool ce mec...je lui demande à vouloir me débarbouiller, il ouvre ma cellule et me demande d'aller chercher de la flotte dehors, dans un tonneau prés de l'entrée. Enfin de l'eau. Je ne m'étais plus doucher depuis vendredi. Je prends le seau et me lave dans la cellule. Hypra cool.Ma douche finie, je lui demande un balaie pour faire un peu le ménage, la cellule pue la pisse. Et zou, je reprends un seau d'eau que je déverse dans toute la pièce qui ma servi de cage.Le balèze lui, s'en est allé. Il a démarré son véhicule en demandant à son collègue de me faire attendre l'arrivée de leur chef.
Le commandant me trouve torse nu avec mon baggy sur le pas de la porte principale. C'est lui, demande-t-il au moustachu? Oui, c'est lui dont l'adjudant vous a parlé.
Il me demande mon nom. Je répond!Il est étonné: c'est vous Pahé? J'acquiesce...
Il entend alors le moustachu puis ma version."Il n'y a pas de problème mon petit, ça peut arriver, mais comme cela t'a un peu servi de leçon, tu peux partir chez toi. Il n'y a pas de raison que l'on te retienne plus longtemps!" Pendant qu'il parle, le mec joue au tiercé, un chauffeur de voiture clando l'attend prêt à aller valider ses tickets.
Une fois mes affaires récupérées, il ajoute:" quelque part le fait que la gendarmerie vous enferme le week-end vous a certainement protéger, qui sait il vous serait peut être arrivé quelque chose en vous balandant dans la ville. On a fait en sorte que vous dormiez au moins dans deux hôtels différents.Voyez comment la gendarmerie protège ses citoyens?" Je le remercie,salue aussi le moustachu.
En partant le CB me dis: "J'espère que vous n'allez pas me dessiner!"
Quand ils veulent bien, les gendarmes gabonais peuvent aussi avoir le sens de l'humour.
lundi 28 septembre 2009
Raconte moi le gnouf...
La cellule c'est quelque chose de fort.Torse et pied nus, vêtu de mon baggy je n'en reviens toujours pas quand on m'annonce que je vais devoir passer la nuit au gnouf.
le troufion ouvre la cellule qui grince. Un grincement à vous glacer les côtes.
le nouveau
la cellule est froide, pue et est mal éclairée que par une bougie. De nombreuses personnes sont allongées à même le sol. A peine entrée, des voix s'élèvent dans le noir. "oh le nouveau tu sais comment ca se passe ici. Il y a un ordre à respecter, il y a une loi à respecter, si tu as du fric tu sais qu'on doit cotiser pour acheter...". De l'intimidation! he ne laisse m^me pas le temps à la personne devant moi de terminer sa phrase que je saisi son coup dans ma main. Il faut vite que je me fasse respecter sinon je peux être molesté. je dois montrer que je suis un dur. sa gorge dans ma main, je gueule bien fort et me présente: "je m'appelle Pahé, je suis dessinateur et je n'en ai rien à foutre de votre règlement et toi petit con si tu continues à me prendre la tête tu vas me sentir!" l'effet est immédiat et dissuasif. Il ya un temps mort. Ca marche! J'enchaîne rapidement dans ma langue, le fang. Je redis la même chose bien fort en précisant que je suis de Bitam, donne le nom de ma tribu, de mon bled et que s'il ya des fangs dans la salle qu'ils disent au petit con devant moi que je ne rigole pas! Bingo!
Le message est reçu 5 sur 5: "laissez-le, n'embrouillez pas mon grand je le connais. c'est mon grand de Bitam!". Une voix vient de se faire entendre dans la foule, puis une autre: "oui c'est le grand pahé, c'est les n'info de Pahé, il dessine à Tv+!". ca fait un choc un savoir que l'on est connu m^me dans un lieu comme celui-ci. Les mecs connaissent l'émission satirique que j'animais lorsque je travaillais dans cette télé privée aujourd'hui brouillée par le pouvoir en place car son propriétaire, ancien baron du régime et devenu l'opposant numéro 1: AMO, André Mba Obame. Voila pour la petite histoire!

La tension retombe
Le mec, on l'appelle "moustik", celui que je menaçais s'excuse et dis que ce n'est pas de sa faute, qu'il voulait juste faire son boulot. Il a été nommé chef de cellule par le chef de poste . Quand il y a donc un nouveau, il doit faire son boulot. Décidément le Gabon est les nominations!
La salle est obscure pue le renfermé et il se dégage une odeur de pisse. Envie de vomir.Quel âges ont-ils? beaucoup de jeunes. La salle ou ils me conduisent pour m'installer et jonché de corps qui dorment. Il y a environ une trentaine de personnes dans cette cellule, couchée à même le sol, torse nus. Un sol crade,poisseux qui sent la vermine. Il y a plusieurs cellules, vides... elles ont été délaissées car trop froides m'explique t-on. La saleté est répugnante. Les toilettes n'existent plus que de nom, ça et là trainent une tonne d'immondices. Pour uriner, plus besoin d'aller loin, tout se fait au sol.Je me lâche... pour marcher, on évite les flaques poisseuses d'urine.j'ai pas demander comment ils font pour chier. J'ose pas et d'ailleurs je vais tout faire pour me retenir.
Dormir
J'ai sommeil mais ne veut pas fermer l'œil. J'ai un peu peur car ayant entendu de vilaines histoires de cellules.Un petit groupe s'est formé autour de moi. Tout le monde raconte, chacun raconte pourquoi il est-là...
Vol de téléphones portables, possession de chanvre indien... tout un tralala pas possible. On raconte aussi comment est-ce que les troufions s'emparent de la nourriture que leur apportent leurs familles, l'argent qu'ils sont obligés de reverser pour avoir qui un peu de clope,qui une bouteille d'eau, qui un petit service. Tout se monnaie!Des bouteilles d'eau il y en a plein, On boit beaucoup au trou. Une fois vide elle servent d'oreiller pour dormir. Moi je n'en ai pas. je décide de dormir accroupi, dos collé au mur. un vrai bleu que ce Pahé. ici tous le monde dort au sol, serré les uns contre les autres. Les plus chanceux dorment sur l'espèce de plate forme qui a été aménagé.
2h du mat. Je décide finalement de faire comme tout le monde. Il m'est impossible de dormir dans ma position initiale.je m'allonge donc dans ce qui essaie de ressembler à un sol. Et vive la merde!!
le troufion ouvre la cellule qui grince. Un grincement à vous glacer les côtes.
le nouveau
la cellule est froide, pue et est mal éclairée que par une bougie. De nombreuses personnes sont allongées à même le sol. A peine entrée, des voix s'élèvent dans le noir. "oh le nouveau tu sais comment ca se passe ici. Il y a un ordre à respecter, il y a une loi à respecter, si tu as du fric tu sais qu'on doit cotiser pour acheter...". De l'intimidation! he ne laisse m^me pas le temps à la personne devant moi de terminer sa phrase que je saisi son coup dans ma main. Il faut vite que je me fasse respecter sinon je peux être molesté. je dois montrer que je suis un dur. sa gorge dans ma main, je gueule bien fort et me présente: "je m'appelle Pahé, je suis dessinateur et je n'en ai rien à foutre de votre règlement et toi petit con si tu continues à me prendre la tête tu vas me sentir!" l'effet est immédiat et dissuasif. Il ya un temps mort. Ca marche! J'enchaîne rapidement dans ma langue, le fang. Je redis la même chose bien fort en précisant que je suis de Bitam, donne le nom de ma tribu, de mon bled et que s'il ya des fangs dans la salle qu'ils disent au petit con devant moi que je ne rigole pas! Bingo!
Le message est reçu 5 sur 5: "laissez-le, n'embrouillez pas mon grand je le connais. c'est mon grand de Bitam!". Une voix vient de se faire entendre dans la foule, puis une autre: "oui c'est le grand pahé, c'est les n'info de Pahé, il dessine à Tv+!". ca fait un choc un savoir que l'on est connu m^me dans un lieu comme celui-ci. Les mecs connaissent l'émission satirique que j'animais lorsque je travaillais dans cette télé privée aujourd'hui brouillée par le pouvoir en place car son propriétaire, ancien baron du régime et devenu l'opposant numéro 1: AMO, André Mba Obame. Voila pour la petite histoire!

La tension retombe
Le mec, on l'appelle "moustik", celui que je menaçais s'excuse et dis que ce n'est pas de sa faute, qu'il voulait juste faire son boulot. Il a été nommé chef de cellule par le chef de poste . Quand il y a donc un nouveau, il doit faire son boulot. Décidément le Gabon est les nominations!
La salle est obscure pue le renfermé et il se dégage une odeur de pisse. Envie de vomir.Quel âges ont-ils? beaucoup de jeunes. La salle ou ils me conduisent pour m'installer et jonché de corps qui dorment. Il y a environ une trentaine de personnes dans cette cellule, couchée à même le sol, torse nus. Un sol crade,poisseux qui sent la vermine. Il y a plusieurs cellules, vides... elles ont été délaissées car trop froides m'explique t-on. La saleté est répugnante. Les toilettes n'existent plus que de nom, ça et là trainent une tonne d'immondices. Pour uriner, plus besoin d'aller loin, tout se fait au sol.Je me lâche... pour marcher, on évite les flaques poisseuses d'urine.j'ai pas demander comment ils font pour chier. J'ose pas et d'ailleurs je vais tout faire pour me retenir.
Dormir
J'ai sommeil mais ne veut pas fermer l'œil. J'ai un peu peur car ayant entendu de vilaines histoires de cellules.Un petit groupe s'est formé autour de moi. Tout le monde raconte, chacun raconte pourquoi il est-là...
Vol de téléphones portables, possession de chanvre indien... tout un tralala pas possible. On raconte aussi comment est-ce que les troufions s'emparent de la nourriture que leur apportent leurs familles, l'argent qu'ils sont obligés de reverser pour avoir qui un peu de clope,qui une bouteille d'eau, qui un petit service. Tout se monnaie!Des bouteilles d'eau il y en a plein, On boit beaucoup au trou. Une fois vide elle servent d'oreiller pour dormir. Moi je n'en ai pas. je décide de dormir accroupi, dos collé au mur. un vrai bleu que ce Pahé. ici tous le monde dort au sol, serré les uns contre les autres. Les plus chanceux dorment sur l'espèce de plate forme qui a été aménagé.
2h du mat. Je décide finalement de faire comme tout le monde. Il m'est impossible de dormir dans ma position initiale.je m'allonge donc dans ce qui essaie de ressembler à un sol. Et vive la merde!!
Au gnouf pour 1 caric ...
Inadmissible! Pendant l'ère de Bongo père, je n'ai jamais été molesté par la flicaille, rien ne m'est jamais arrivé par mes dessins. Et dire que le Bongo, je le massacrais à fond la caisse à coups de crayons, de feutres, lorsque je bossais au "Scribouillard".Avec Bongo le père, je n'ai donc jamais été inquiété par mes carics.


Il rigolait de mes dessins.Merci l'Omar!
Qu'a donc avoir le fils dans l'histoire me direz-vous, est-ce de sa faute si les bidasses s'en sont donné à cœur joie pour me violenter, me menotter et me mettre en cellule? Je dirai oui car la scène se passe alors qu'il est "le président élu de la République gabonaise!" Un Gabon qui est sous tension, depuis la dernière présidentielle.Et toc!dans le baba le Ali.
je vais prendre du temps, un peu de temps pour raconter ce qui s'est passé. Attention... lecture!
Vendredi 25 septembre, Libreville, dans un maquis situé non-loin du Lycée français-20h30-21h.
J'avais rendez-vous avec un partenaire afin de travailler sur un projet bd.En attendant que ce dernier arrive, j'ai donc choisi ce maquis bondé, histoire de siroter une petite bière.Mon partenaire ayant du retard, j'ai sorti mon carnet de dessins et me suis mis à croquer, histoire de tuer le temps.Dix minutes plus tard, je vois venir deux hommes, l'un en civil, l'autre en tenue camouflée de gendarme sans grade ni nom pouvant l'identifier.Les deux hommes s'assoient sur la même table que moi.Le petit moustachou et le balèze jettent juste un regard sur moi sans plus et commandent 2 Guinness. Pendant ce temps là, je griffonne sur mon carnet,change de page et me décide à les dessiner, ils m'ont l'air tellement sympas. 30 secondes plus tard le dessin est terminé. Je m'adresse alors au moustachu en ces mots:
"Bonsoir monsieur, excusez-moi de vous déranger. Puis-je vous poser une question?". Le soldat est sur la défense et réplique: " Quelle question?"
Vous a t-on déja caricaturé? Il ne semble pas comprendre le sens de caricaturer et le lui explique de nouveau. "Vous a-t-on déja dessiner?" Il répond par la négative en demandant pourquoi? "Le pahé: " en fait je suis un dessinateur gabonais,je m'appelle Pahé et j'aurai bien aimé voulu vous offrir ce dessin!"Le mec prend le dessin, le regarde et, oh surprise rigole. En fait il se fout de la gueule du baléze qui a son tours prend le dessin et se fâche.Il entre dans une colère noire demandant pourquoi il a été dessiné.
Son pote qui rigolait, entre aussi dans la danse. pourquoi me suis-je permis de les dessiner sans leurs autorisations et surtout pourquoi ai-je dessiné le collègue en treillis? Ne suis-je pas au courant qu'il est interdit de dessiner le président de la République sans son autorisation et encore plus un homme en tenue? Les questions pleuvent. Le moustachu me fait comprendre qu'avec la situation qui prévaut dans le pays, il n'est pas bon de poser certains actes. Il me conseille de demander l'autorisation la prochaine fois. J'ai compris le message et me fond en excuses, expliquant encore une nouvelle fois que loin de moi l'idée de vouloir les offenser et de surtout les dessiner surtout quand l'un d'eux est en uniforme.Je les rassure que dessin ne devait pas être exploité dans un journal comme ils le pensent mais juste leurs être offert.
Le moustachu semble comprendre ma démarche, malheureusement pas son acolyte qui persiste et signe: "pourquoi m'avez- vous dessiné. C'est pour m'offenser, pour montrer que je suis en tenue? Oui c'est çà que je suis en train de boire! Pourquoi écrivez-vous aux deux buveurs de Guinness? Pourquoi n'avez-vous pas dessiné les personnes assises sur les tables voisines?" La tension est monté d'un cran. Timidement, j'explique que ce sont eux qui étaient les plus proches et que pour la énième fois ce dessin a été juste fais pour le plaisir de le leur offrir et que s'ils ne l'aiment pas, ils peuvent le déchirer sur place et que je suis profondément désolé!" Pour le balèze, il n'est pas question de détruire la preuve.
Il saisit la caric, la met dans son treillis et me menace de prendre son arme dans son véhicule pour me mettre une balle dans la tête si je continue mon petit jeu. Mon partenaire arrivé peu de temps après, manque de s'évanouir et prend la poudre d'escampette.
Chaud devant
Je sens que quelque chose de mauvais est en train de se passer. Comme il y a de nombreux témoins, je hausse ma voix afin que ces derniers entendent ce qu'il vient de dire sur ma personne."Pourquoi allez-vous me tirer dessus ? Je ne vous ai rien fait de mal". Personne ne bronche dans le bar.Il demande ensuite à m'identifier. Je lui répond encore que je m'appelle Pahé et que je suis dessinateur.
La situation s'envenime lorsqu'il dit que je me rebelle et que force est à la loi: il doit me menotter. Je refuse. Il prend alors son portable et appelle du renfort. Ses fils(2) débarquent peu de temps après. Tout en se dirigeant vers moi, menottes en mains il ordonne à ses derniers de me saisir. Je refuse. Et c'est là que d'un revers de sa main il soulève violemment la table et me met une gifle pendant que ses enfants me ceinturent.Clik clak. En un tours de main, je suis menotté et conduis vers son véhicule stationné non loi. En quittant le bar, je crie haut et fort mon identité: "Je m'appelle Pahé , je suis un dessinateur gabonais et je ne sais pas ou ces hommes m"emmènent.Personne ne bronche. Je suis conduit manu militari dans la voiture comme un terroriste. Les badaud crient...
Direction le Cap
Je suis à l'arrière de la voiture,entouré par deux de ses enfants. Le balèze est au volant sans son collègue moustachu resté à terre. La voiture démarre en trombe. Les insultes pleuvent. Les menottes me font absolument souffrir. Le véhicule prend la direction de l'aéroport.On va au Cap lance-t-il! A ce mots je flippe grave. Le Cap Estérias est un lieu réputé hostile ou de nombreux meurtres inexpliqués ont souvent étés commis. Dans ma tête, je me dis qu'il peut aller m'y exécuter. Les idées les plus folles surgissent.Menottes aux mains je deviens comme fou au fur et à mesure que l'on dépasse le Lycée d'Etat de l'Estuaire.Je tente le tout pour le tout. J'essaie d'attraper le volant afin de créer un accident sur l'autoroute. Ces fils me retiennent solidement.Finalement, arrivée au niveau de l'aéroport, le chauffeur change de direction pour Gros Bouquet.
Gros Bouquet
Gros Bouquet et l'un des camps de gendarmerie de Libreville. Je suis emmené dans une salle, devant le soldat de service. J'ai atrocement mal aux poignets menottés.
L'interrogatoire commence.
Pour tous les gendarmes présents dans la pièces, je suis l'ennemi numéro 1. Le verdict est clair:coupable: coupable d'avoir osé dessiner un des leurs. Le baléze brandit la caric qu'il montre à tous le monde.Dans la pièce, personne ne prend la peine de prendre ma déposition. Ils sont tous occupés à l'écouter.
"Déshabillez-vous!" A l'entente de cette phrase, je comprend que je vais aller en cellule.Je demande à l'un des nouveaux gendarmes arrivés, ce que l'on me reproche et pourquoi n'y a t-il pas de plainte. silence de mort.Torse nu, déchaussé et ne portant que mon baggy, je suis appelé à signer un registre regroupant mes effets Alors que je signe le régistre je tente rapidement d'appeler une aide: un haut galonné de la république pour me sortir de ce pétrin... en vain.C'est le départ pour la cellule, ma batterie va être à plat. Dernière tentative; j'envoie rapidement un texto à un journaliste de l'AFP présent à Libreville, lequel précise que je suis entrain d'être mis en cellule à Gros Bouquet!
Il est pratiquement 23h-23h45


Il rigolait de mes dessins.Merci l'Omar!
Qu'a donc avoir le fils dans l'histoire me direz-vous, est-ce de sa faute si les bidasses s'en sont donné à cœur joie pour me violenter, me menotter et me mettre en cellule? Je dirai oui car la scène se passe alors qu'il est "le président élu de la République gabonaise!" Un Gabon qui est sous tension, depuis la dernière présidentielle.Et toc!dans le baba le Ali.
je vais prendre du temps, un peu de temps pour raconter ce qui s'est passé. Attention... lecture!
Vendredi 25 septembre, Libreville, dans un maquis situé non-loin du Lycée français-20h30-21h.
J'avais rendez-vous avec un partenaire afin de travailler sur un projet bd.En attendant que ce dernier arrive, j'ai donc choisi ce maquis bondé, histoire de siroter une petite bière.Mon partenaire ayant du retard, j'ai sorti mon carnet de dessins et me suis mis à croquer, histoire de tuer le temps.Dix minutes plus tard, je vois venir deux hommes, l'un en civil, l'autre en tenue camouflée de gendarme sans grade ni nom pouvant l'identifier.Les deux hommes s'assoient sur la même table que moi.Le petit moustachou et le balèze jettent juste un regard sur moi sans plus et commandent 2 Guinness. Pendant ce temps là, je griffonne sur mon carnet,change de page et me décide à les dessiner, ils m'ont l'air tellement sympas. 30 secondes plus tard le dessin est terminé. Je m'adresse alors au moustachu en ces mots:
"Bonsoir monsieur, excusez-moi de vous déranger. Puis-je vous poser une question?". Le soldat est sur la défense et réplique: " Quelle question?"
Vous a t-on déja caricaturé? Il ne semble pas comprendre le sens de caricaturer et le lui explique de nouveau. "Vous a-t-on déja dessiner?" Il répond par la négative en demandant pourquoi? "Le pahé: " en fait je suis un dessinateur gabonais,je m'appelle Pahé et j'aurai bien aimé voulu vous offrir ce dessin!"Le mec prend le dessin, le regarde et, oh surprise rigole. En fait il se fout de la gueule du baléze qui a son tours prend le dessin et se fâche.Il entre dans une colère noire demandant pourquoi il a été dessiné.
Son pote qui rigolait, entre aussi dans la danse. pourquoi me suis-je permis de les dessiner sans leurs autorisations et surtout pourquoi ai-je dessiné le collègue en treillis? Ne suis-je pas au courant qu'il est interdit de dessiner le président de la République sans son autorisation et encore plus un homme en tenue? Les questions pleuvent. Le moustachu me fait comprendre qu'avec la situation qui prévaut dans le pays, il n'est pas bon de poser certains actes. Il me conseille de demander l'autorisation la prochaine fois. J'ai compris le message et me fond en excuses, expliquant encore une nouvelle fois que loin de moi l'idée de vouloir les offenser et de surtout les dessiner surtout quand l'un d'eux est en uniforme.Je les rassure que dessin ne devait pas être exploité dans un journal comme ils le pensent mais juste leurs être offert.
Le moustachu semble comprendre ma démarche, malheureusement pas son acolyte qui persiste et signe: "pourquoi m'avez- vous dessiné. C'est pour m'offenser, pour montrer que je suis en tenue? Oui c'est çà que je suis en train de boire! Pourquoi écrivez-vous aux deux buveurs de Guinness? Pourquoi n'avez-vous pas dessiné les personnes assises sur les tables voisines?" La tension est monté d'un cran. Timidement, j'explique que ce sont eux qui étaient les plus proches et que pour la énième fois ce dessin a été juste fais pour le plaisir de le leur offrir et que s'ils ne l'aiment pas, ils peuvent le déchirer sur place et que je suis profondément désolé!" Pour le balèze, il n'est pas question de détruire la preuve.
Il saisit la caric, la met dans son treillis et me menace de prendre son arme dans son véhicule pour me mettre une balle dans la tête si je continue mon petit jeu. Mon partenaire arrivé peu de temps après, manque de s'évanouir et prend la poudre d'escampette.Chaud devant
Je sens que quelque chose de mauvais est en train de se passer. Comme il y a de nombreux témoins, je hausse ma voix afin que ces derniers entendent ce qu'il vient de dire sur ma personne."Pourquoi allez-vous me tirer dessus ? Je ne vous ai rien fait de mal". Personne ne bronche dans le bar.Il demande ensuite à m'identifier. Je lui répond encore que je m'appelle Pahé et que je suis dessinateur.

La situation s'envenime lorsqu'il dit que je me rebelle et que force est à la loi: il doit me menotter. Je refuse. Il prend alors son portable et appelle du renfort. Ses fils(2) débarquent peu de temps après. Tout en se dirigeant vers moi, menottes en mains il ordonne à ses derniers de me saisir. Je refuse. Et c'est là que d'un revers de sa main il soulève violemment la table et me met une gifle pendant que ses enfants me ceinturent.Clik clak. En un tours de main, je suis menotté et conduis vers son véhicule stationné non loi. En quittant le bar, je crie haut et fort mon identité: "Je m'appelle Pahé , je suis un dessinateur gabonais et je ne sais pas ou ces hommes m"emmènent.Personne ne bronche. Je suis conduit manu militari dans la voiture comme un terroriste. Les badaud crient...
Direction le Cap
Je suis à l'arrière de la voiture,entouré par deux de ses enfants. Le balèze est au volant sans son collègue moustachu resté à terre. La voiture démarre en trombe. Les insultes pleuvent. Les menottes me font absolument souffrir. Le véhicule prend la direction de l'aéroport.On va au Cap lance-t-il! A ce mots je flippe grave. Le Cap Estérias est un lieu réputé hostile ou de nombreux meurtres inexpliqués ont souvent étés commis. Dans ma tête, je me dis qu'il peut aller m'y exécuter. Les idées les plus folles surgissent.Menottes aux mains je deviens comme fou au fur et à mesure que l'on dépasse le Lycée d'Etat de l'Estuaire.Je tente le tout pour le tout. J'essaie d'attraper le volant afin de créer un accident sur l'autoroute. Ces fils me retiennent solidement.Finalement, arrivée au niveau de l'aéroport, le chauffeur change de direction pour Gros Bouquet.
Gros Bouquet
Gros Bouquet et l'un des camps de gendarmerie de Libreville. Je suis emmené dans une salle, devant le soldat de service. J'ai atrocement mal aux poignets menottés.
L'interrogatoire commence.
Pour tous les gendarmes présents dans la pièces, je suis l'ennemi numéro 1. Le verdict est clair:coupable: coupable d'avoir osé dessiner un des leurs. Le baléze brandit la caric qu'il montre à tous le monde.Dans la pièce, personne ne prend la peine de prendre ma déposition. Ils sont tous occupés à l'écouter."Déshabillez-vous!" A l'entente de cette phrase, je comprend que je vais aller en cellule.Je demande à l'un des nouveaux gendarmes arrivés, ce que l'on me reproche et pourquoi n'y a t-il pas de plainte. silence de mort.Torse nu, déchaussé et ne portant que mon baggy, je suis appelé à signer un registre regroupant mes effets Alors que je signe le régistre je tente rapidement d'appeler une aide: un haut galonné de la république pour me sortir de ce pétrin... en vain.C'est le départ pour la cellule, ma batterie va être à plat. Dernière tentative; j'envoie rapidement un texto à un journaliste de l'AFP présent à Libreville, lequel précise que je suis entrain d'être mis en cellule à Gros Bouquet!
Il est pratiquement 23h-23h45
dimanche 27 septembre 2009
RIDEP 2010!!

Je prendrai part aux 11émes rencontres internationales du dessins de presses (RIDEP) qui auront lieu du côté de Carquefou en France du 19 au 24 janvier prochain.
Le dessin qui m'a foutu au gnouf!

J'ai passé un weekend tumultueux (nuit du 25 et 26 sept)uniquement à cause de ces deux personnages sur le dessin.J'ai osé croquer ces deux gendarmes. Bonne nouvelle: au Gabon c'est interdit par la loi,le délit était-là! Du coup, ils m'ont menotté et envoyé faire un tours dans leurs luxueuse cellules du côté du tristement célèbre Camp de gendarmerie de Gros Bouquet à Libreville. Promis, juré, je vous raconte tout au prochain numéro!
Le recompte sera bon!
La Cour constitutionnelle gabonaise dirigée par Marie-Madeleine Mborantsuoa a confirmé qu'elle allait procéder mardi 29 septembre au recomptage des suffrages de la présidentielle du 30 août dernier qui a proclamé Ali Ben Bongo Ondimba comme le nouveau Président de la République Gabonaise avec 41,73 %.
Pas la peine d'aller plus loin, voici les vrais chiffres que l'ancienne miss viendra donner...
Pas la peine d'aller plus loin, voici les vrais chiffres que l'ancienne miss viendra donner...
vendredi 25 septembre 2009
Question à 2 balles...

Ah les jeunes gabonaises! Actuellement,toutes se mettent en tête d'avoir des mouflets très tôt. Et pourquoi? Tout simplement depuis que le général Assélé,
l'onclo du Roi de la République gabonaise, et patron de la société Gabon SA, Ali, est passé à la télé gabonaise pour affirmer haut et fort que la chanteuse Patience Dabany
sa sœur, l'avait eu à l'âge de 13 ans... par césarienne!Tout un programme!
jeudi 24 septembre 2009
Millotte

Petit dessin de Dipoula par l'illustrateur Didier Millotte dont voici un autoportrait.
Je suis allé sur son blog: c'est de la bombe!
J'ai particulièrement adoré ces carnets de voyages sur l'Afrique,je m'y suis retrouvé!
mercredi 23 septembre 2009
leefjeans.com
Et hop!Publicopinage!
Vous aimez la bonne fringue? Allez sur leefjeans, c'est une marque crée par un frangin à moi "Armand, le mannequin" du côté de Paname!
Vous aimez la bonne fringue? Allez sur leefjeans, c'est une marque crée par un frangin à moi "Armand, le mannequin" du côté de Paname!
vendredi 18 septembre 2009
Viendra, viendra pas?

Obiang Nguéma, président de Guinée Équatoriale,attend toujours Ali Bongo, patron de Gabon SA, et Roi de la République gabonaise à venir lui faire le coucou à Malabo comme il l'a fait à ses pairs de la sous région. Ali fera t-il le déplacement de Malabo quand il se murmure que la tension est montée de plusieurs crans entre les deux capitales depuis que le journalistes Francis Sala Ngoua Beaud a révélé aux médias gabonais qu'un coup d'Etat sponsorisé par le Cameroun et la Guinée Equatoriale devait avoir lieu au Gabon après les présidentielles?

Et de qui le Francis tiendrait-il ses révélations? Fastoche:
de André Mba Obame, candidat à la dernière élection présidentielle gabonaise.Houlala!
jeudi 17 septembre 2009
En vrac...
Toutes une tonne de nouvelles, bonnes, en vrac. Je commence avec l'un de mes dessins sur les enfants esclaves
qui sera sera exposé au festival de Saint-Just-le-Martel, du 26 septembre au 4 octobre 2009,dans le cadre du 28ème Salon du dessin de presse et d’humour, auquel l’association Cartooning for Peace,dirigée par Plantu participe.
Calixte Beyala
Me voici avec l'écrivain franco camerounaise. J'ai été ravi de savoir qu'elle est fang tout comme moi et du coup nous avons papauté en famille. Merci à la "grande sœur".

La vente caritative à laquelle j'ai participé pour l'INSERM il ya quelques mois, aura lieu du 13 au 23 octobre.Pour plus d'infos, c'est ici.
Festivals et dédicaces: Du 17 au 28 novembre, 3ème édition du festival international de hip-hop de Malabo à l'ICEF.Guinée Equatoriale.J'y animerai un atelier et dédicacerai.
Octobre,dédicace au CCf de Douala au Cameroun.
Décembre me trouvera à St Denis de La Réunion pour son festival Cyclone Bd.
Calixte Beyala Me voici avec l'écrivain franco camerounaise. J'ai été ravi de savoir qu'elle est fang tout comme moi et du coup nous avons papauté en famille. Merci à la "grande sœur".

La vente caritative à laquelle j'ai participé pour l'INSERM il ya quelques mois, aura lieu du 13 au 23 octobre.Pour plus d'infos, c'est ici.
Festivals et dédicaces: Du 17 au 28 novembre, 3ème édition du festival international de hip-hop de Malabo à l'ICEF.Guinée Equatoriale.J'y animerai un atelier et dédicacerai.
Octobre,dédicace au CCf de Douala au Cameroun.
Décembre me trouvera à St Denis de La Réunion pour son festival Cyclone Bd.
vendredi 11 septembre 2009
Ali chez Popol

Le patron de Gabon S.A, Ali et Roi de la République gabonaise a été recu à Yaoundé par son "père",Popol Biya, le Lion Indomptable qui a filé un raclée mémorable à la petite Panthère du Gabon,il y a peu de temps lors du match de foot opposant les deux pays frontaliers.
On attend maintenant que le Roi du Gabon aille aussi faire révérence à son autre "papa" de Guinée Equatoriale,Obiang de Malabo.
Ali, Roi de la République gabonaise...
P.s: Comment,qu'est-ce que j'apprends de sources sûres? Que mon passeport va m'être retiré et que mes prochains voyages en expositions sur le Cameroun etla Guinée Equatoriale vont être interdis par certains jaloux du ministère de l'Intérieur? Et tout çà pour quoi? Parceque "je commencerai à faire des dessins qui dérangent"? Tiens donc...
Et mon cul, c'est du poulet?













