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Le Blog de Pahé

Dessinateur gabonais de presse & BD

mardi 30 septembre 2008

Greg!


Ayé je suis de retour au Gabon tout content de retrouver ma joie de vivre: Greg mon fistounet de 7 mois.
Sur la photo je porte le tee shirt qu'il ma gentiment prêté.

lundi 22 septembre 2008

Ya rien pour la bière?


Certains gendarmes camerounais rencontrés sur la route sont les meilleurs quand il s'agit de vouloir vous soutirer un peu de fric pour "boire la bière ", au Gabon on appelle çà "saluer le képi","ou "le petit coca", le bakchich quoi, alors que tous vos papiers sont à jour.Papiers en règle ou pas ils vous diront que ce ne sont pas les papiers qu'ils mangent (sic) il faut alors tenir bon (quand on est à jour ) et demander qu'ils vous fassent un reçu! Grillé le mange mille! Celui-ci à l'entrée d'Ebolowa,me dit carrement qu'il manque 3 vaccins à mon carnet de vaccination! Incroyable...mais vrai!!

Atsama!!


...Loveman again

samedi 20 septembre 2008

Bon baisers de nulle part ailleurs


Petit coucou depuis l'hôtel Le nulle part ailleurs à Ebolowa.
J"ai pris la route ce matin pour le sud du cameroun. Comme d'habitude ces gourmands de gendarmes mange 1000 fcfa étaient toujours de la partie. je vous raconte tout au prochain numéro!

Safari club!




Pour ma dernière soirée au Cameroun, je me suis rendu dans une des boîtes les plus chaudes de de la capitale camerounaise : Le Safari ! Je n’ai hélas pu capturer de proie (il y avait trop de redoutables chasseurs),mais j’ai passé une nuit hyper folle.Quelle ambiance! Merci à Emmanuel, le patron de ce club d'enfer.Promi, juré ,je reviendrai!

Chantoux ok ! Wou, bof !









Avec mes frangines on est allé manger chez Wou. Un des nombreux chinois de Bastos, le quartier bourgeois de Yaoundé.J'ai été amusé par les serveurs qui sont trop "coincés" dans leur job, J’ai pas aimé la déco de chez Wou, j’ai pas aimé les nems brûlés de chez Wou, j’ai pas aimé les Chinois de chez Wou qui vous accueillent sans un sourire, j’ai pas aimé le chat de chez Wou qui, certainement comme c’est chez Wou, se croit tout permis et vient se balader sous vos pieds, j’ai pas aimé le bœuf aux oignons de chez Wou, j’ai pas aimé la facture salée que l’on m’a présentée chez Wou, j’ai pas aimé les Chinois de chez Wou qui ne vous sourient pas en quittant chez Wou ; j’ai pas aimé,j’ai pas aimé… par contre,j’ai adoré la photo de Chantoux, Chantale Biya, la première Dame posant sur la photo à l’entrée.
Vous êtes ravissante madame,pas Wou !

Pharmacie debout-debout



On en compte par centaines dans tout Yaoundé de ces pharmacies debout-debout. Ici tous les médicaments sont disponibles comme dans les pharmacies officielles mais à moindre coût. Cependant, le danger provient qu'il ya toujours un super risque quant à leur qualité et leur date de péremption.Mais bon comme m'a dit le vendeur: "Le noir ne meurt pas de microbes!". No comment!

vendredi 19 septembre 2008

JC le roi du poulet





Petite photo avec des frangines : Rosine et Yvonne chez JC, le roi du poulet rôti à Yaoundé. C’est lui sur la photo avec un polo rayé. J’ai découvert ce coin de bringueurs très branché du tout yaoundé grâce à mon cousin Willy le mec à la boule à zéro).
Bonne nouvelle pour les gabonais : JC compte bientôt ouvrir une succursale de JC à Libreville.

La montre de Max le Mbinguiste


Le soir dans les taxis de Yaoundé, on fait de ces rencontres comme celle avec Max le mbinguiste, c’est comme ca qu’on appelle les parisiens ici, toujours fringué de la tête aux pieds (sic), qui a tenu à me montrer en "exclusivité mondiale", « la dernière montre de Airness ». Toc où pas toc ?

jeudi 18 septembre 2008

Loveman


Prochain titre de la fin de la trilogie de ma Bd « La Vie de Pahé » toujours chez Paquet.

mercredi 17 septembre 2008

Edéa





En partant de Kribi ce matin, j’ai pris Centrale Voyages. Super pépère le trajet, sauf qu’il y a toujours cette foutu pluie. Edéa, c’est tout petit, ya rien de terrible à y voir sauf p’tétre l’usine électrique sur le fleuve avec celle qui fait aussi la tôle made in Cameroun mais hyper chère !!
Au péage, nul besoin de descendre de l'autocar pour aller boire un verre ou grignoter un morceau,les petits vendeurs vous offrent tout sur place!

Pahé dans le Popoli!




Mercredi 17 Septembre, je suis dans le Popoli du jour (N°716)à la page 8 dudit canard. Il y avait foule en kiosques pour voir ma signature dans ce satirique.Deux jours avant mon départ sur kribi, je me suis rendu à la rédaction du journal, là j'ai rencontré Popoli que je n'avais pas revu depuis perpettes les églises.Nyemb Paul, c'est son nom, m’a laissé 1 page pour "délirer grave à ma convenance". Je ne me suis pas gêné. J’ai égratigné les politiques camerounais, le Premier ministre Ephraim Inoni,parlé de l'affaire Fotso Yves, un fils à papa milliardaire du coin, rendu hommage à Um Nyobe, premier indépendantiste du pays zigouillé il y a 50 ans par nos ançêtres les Gaulois et bien sûr pour ne pas faire de jaloux,tiré à boulets rouges sur Bongo et Biya.

Hôtel Océan








Finalement,j'ai passée une nuit de plus à Kribi à L'Hôtel Océan. Petite photos de moi qui se la pète grave en Mr Muscle, de l'hôtel, et en compagnie des employés.
Petit coucou au mec des statuettes qui m'a pris pour crésus en voulant me les revendre à un prix du tonnerre, petit coucou à Madame TONGA qui m'a raconté l'histoire de son établissement. Lecture: "Cet hôtel date des années 50,au début il servait plus aux militaires français qui revenaient d'Indochine. On l'appelait le Centre d'acceuil.Géré d'abord par des expatriés français,c'est au début des années 90 qu'il est revenu sous la tutelle du ministère du Tourisme camerounais." Voilà pour la petite histoire.

mardi 16 septembre 2008

Ce n'est qu'un bye bye!


...

PV Connexion, Pub!!



Un petit coucou à Eric du cyber PV Connexion à Kribi.

Kribi, Clyde, Batanga, Mama Boush, Framotel, province de l’Océan…












A peine arrivé à Kribi dans la province de l’océan, je me suis rendu avec Clyde le moto man à l’hôtel Framotel situé à l’extérieur de la ville et en face de la mer. Le cadre est agréable même si dans les chambres çà pue le renfermé ! Ma barbe commençait à me piquer grave. On est allé chez le coiffeur du coin. Je me suis fait la coupe « coco taillé » ! Il est sympa le Clyde. C’est mon guide. En route pour le Port chez Mama Boush qui tient une espèce de petit maquis où l’on peut boire de la bonne bière Mutzig bien glacée et manger du bon poisson braisée tout frais sorti de la flotte. Mama Boush est Batanga, un peuple de Kribi, c’est une femme de la mer. Les Batangas sont de grands pêcheurs. En apprenant que je suis de Bitam, elle a un sourire grand comme ça. Bitam, elle connaît pour y avoir vécue toute petite. « J’avais 10 ans. Mes parents travaillaient à Bitam et je me souviens de la frontière sur le fleuve (Ntem) que l’on traversait avec le bac. C’était dans les années 60 ! » . Lointain !
Kribi me rappelle à la fois le bord de mer à Libreville, un peu de Port-Gentil avec du Douala mélangé. Les plages sont belles, il ya de nombreuses pirogues mais depuis mon arrivée, il pleut tout le temps et je ne sais pas si je vais me risquer à piquer une tête dans l’eau. D'ailleurs , avec ce climat pourri, il est temps de quitter Kribi.

Tchatcheur de bonbons




A peine le bus à t-il démarré que surgit parmi les passager un mec. C’est un vendeur ambulant. Celui-ci vend des bonbons. C’est un vrai tchatcheur surtout. C’est courant de les trouver dans les bus ! En général, ils remettent un peu de fric au chauffeur afin que ce dernier ferme les yeux et le laisse faire son show. Le tchatcheur doit compter sur sa langue pour refourguer sa marchandise au plus vite car il n’est pas le seul à vouloir vendre. Dans le bus, il peut y avoir d’autres vendeurs en attente.
Premier approche : le mec qui vend des bonbons commence à en offrir aux passagers qui n’en demandent pas mieux. J’en goûte un mais le rejette. C’est dégueu ! La pub se poursuit. «Ces bonbons sont les meilleurs et ne coûtent absolument rien messieurs et dames. Pour 1000 Fcfa vous avez 3 paquets. Mesdames, messieurs qui dit mieux ? Allez-y, prenez ! Vous ne le regretterez pas ! ». Silence dans le bus. Au Cameroun, on ne jette pas l’argent par la fenêtre aussi facilement. Surtout que la rentrée scolaire vient de commencer. Les bonbons sont chers ! Le vendeur change de tactique et de prix : «Un paquet à 300 FCA, allez y, escroquez moi, oui, je casse vraiment les prix, je m’en fiche du bénéfice !». Une mouche s’envole affolée dans un silence de mort devant le prix. Les passagers boudent, le font savoir et la négociation commence. Au fond du bus appelé « Shaba » ; une voix féminine : « A 250 Fcfa le paquet je prends !». Le vendeur manque de s’étrangler et balance : « Non ma sœur là tu veux me faire tomber en faillite ou quoi ? 300 Fcfa ! Ferme les yeux et donne le pognon ».
Finalement? il commence à vendre plusieurs paquets. Je lui demande si les affaires marchent. « Aujourd’hui, c’est faible, je n’ai même pas fait mon chiffre d’affaire. Je vais voir ailleurs ! ». Sans demander son reste, il prend son sac et descend à l’arrêt suivant.

Gruik !



En voyant ce mec qui cuisine du cochon braisé, j’ai pensé à cette planche de Dipoula où Gruik doit se faire bouffer.

Jako pour Kribi !







je vous raconte rapidos mon départ de Douala pour Kribi.

Ordre photo : Voisine, embarquement, plat de cochon, bus jako, texte

lundi 15 septembre 2008

Kribi !


Ca y est je suis à Kribi!Demain,je vous parle de la ville, de Clyde le ben sikin qui me fait découvrir des endroits pas possible, du port, de mama Bush, de....de tout un tas de choses incroyables à Kribi la belle de mer!
photo: Là je suis au bar de l'hotel Framotel avec l'adorable receptionniste.
A bientôt!!

Miam Miam 550 Fcfa



Petite bouffe rapide ce matin. Au menu : morceaux de peau de bœuf, de la viande,spaghetti,haricot, sauce pimentée à la tomate et tout çà pour à peine 1 euro !

Feer to be a Ben Sikin

Il pleut tout le temps depuis mon arrivée à Douala. Je n’aime pas les taxis, adore la pluie chaude et emprunte donc les Ben Sikin : les rois de Douala !

Les hôtels du sponsor Président



J’ai remarqué un truc dingue. Dans chaque hôtel où je me suis rendu, trône bien en vue la photo du Président camerounais. Mais pourquoi donc ? Est-ce une obligation ? Réponse en image d’un réceptionniste anonyme :

Fluide Thermal




Quand il ne bouffe pas, Almo fait de la BD. Il a son fanzine à lui, « Fluide Thermal, le journal de bande dessinée d’humour et de sagesse africaine. ».Il est super sympa Fluide, surtout lorsqu’il ya un article sur moi à l’intérieur !

Roots à la Rue de la joie


Cette nuit, j'ai fais un tour au «Roots Club » un bar chaud d’un quartier chaud de Douala : Deido à La Rue de la joie.

dimanche 14 septembre 2008

Sawa glou glou




Almo m'a emmené bouffer dans le meilleur restaurant de Douala: Le Sawa! mais voilà, au Sawa c'est cool, on peut y déguster du bon ndolé et des steacks avec du plantain mais, quand il pleut çà flotte de partout et on est obligé de mettre des bassines et des seaux sur les tables pour éviter l'inondation.Du coup,là vraiment sawa plus!!

Douala que de monde

Je suis à Douala sur le littoral. j'ai rencontré beaucoup de monde. Almo et Joelle dessinateurs du coin.Almo s'appelle The Best parceque pour lui c'est lui le meilleur. Mais bon Almo il est surtout meilleur en bouffe parcequ'il a toujours faim.Joelle, comme c'est une nana elle adore dessiner des histoirses de gonzesses avec tout pleins de monstres. Brrr....
Fabrice et quant à lui le bibliothécaire du CCF de Douala je le connais depuis qu'il était à celui de Libreville.C'était un super don Juan avec les petites mais depuis le Fabrice Dauvillier s'est maqué."Finis le désordre!" me lance t-il! Fab est un passionné de Bd, on essaie de voir comment faire une expo de Pahé ici à Douala.La gonzesse avec le jean et les cheveux blancs c'est Suzanne Kalalobé,une "grande soeur" et star locale dans les médias. Çà m'a fait plaisir de tous les rencontrer de nouveau.



Et hop, Douala!

Me voici en route pour Douala sur le littoral.J'ai pris la compagnie "Le car",plus propre, spacieux et avec une de ces clims de chez clim en alaska.

Yaoundé de Popol






Et voilà,je suis arrivé à Yaoundé,la capitale ou réside le Président camerounais Paul Biya affectueusement appelé par la population POPOL.Yaoundé la ville des "Lions Indomptables", l'équipe nationale de foot dont selon les menteurs ¨Popol serait le premier supporter, n'a pas changé depuis mon dernier séjour.
Je loge dans un hôtel sympa.Ici trouver un hôtel est fastoche,il y en a un tous les 10 mètres.Dans celui-ci,c'est rigolo parce que dans ma chambre la télé est enfermée dans une espèce de cage avec un cadenas gros comme-çà.
Les clients c'est connu, sont des grands voleurs!

Sésame diplomatique!




Le bus arrive à Mbalmayo, petite ville du sud avec une superbe église. Madame Rachel est gabonaise et bosse à l’ambassade du Gabon au Cameroun. Elle est assise à mes côtés. Elle m’a reconnu je ne sais tropcomment et on papote.Elle est ravie de savoir que c’est moi Pahé. Au début elle me prend pour Lybek, le célèbre dessinateur du quotidien gouvernemental L’Union. Mais non, Lybek est Pahé ce n’est pas même chose même pareil. Voici une petite photo de moi et Lybek à Bitam. Comme madame Rachel est diplomate, elle rigole un peu de ma mésaventure avec les ripoux Onana et Mirima et me sort son sésame pour ne jamais être embêté : son passeport diplomatique!

Ebolowa ouf !

J’arrive à l’agence 5 minutes avant le départ du bus pour Yaoundé. Je remercie Petit Piment qui me remet ses coordonnées et promet d’aller voir sur mon blog les dessins. J’ai une chance inouïe. Les agents de la compagnie faisaient déjà l’appel pour l’embarquement. Je rencontre Marie Thérèse une copine à Blazé, mon frangin qui existe dans la réalité et que j’ai mis dans Dipoula elle bosse à Buca et me fait donc monter avant tout le monde. Fatigué, je m’endors comme une antilope.

Chef Petit Piment




Elle est superbe cette bagnole. Je suis carrément à l’étroit derrière avec une gonzesse qui ne dit pas un seul mot. A l’avant le chauffeur avec sa longue moustache et son petit bonnet à la Cissoko. A sa droite un policier qui revient de Kye Ossi, la frontière avec la Guinée Equatoriale. Je luis raconte mon aventure, l’arnaque des gendarmes. Il tombe des nues et m’explique qu’ils lui ont dis que j’avais un appareil défectueux à aller réparer dare dare à Ebolowa. ! Chef Petit Piment,c’est son nom, m’explique que « Les gendarmes ne sont pas sérieux et confondent les rôles. C’est à nous de faire ce travail. Si vous n’avez pas vos papiers ils doivent seulement vous faire rebrousser chemin vers nous et nous vous reconduisons en frontière ». Mais hélas…
Ebolowa, le chef lieu la province est à 40 minutes de route. J’espère pouvoir rattraper le bus qui a pris une certaine avance. Je montre à mes nouveaux compagnons de routes mon carnet de croquis. Ils sont surpris de les voir croqués.
La voiture roule, roule est chauffeur est grave, il a installé une sono démente à l’arrière. Bonjour à mes tympans ! La déco est chouette, il y a une espèce de moquette à la couleur douteuse qui recouvre le tableau de bord, un tas de VCD piratés,un petit lapin bleu, bref c’est un immense fouillis. J’aime bien la petite figurine qui ressemble à l’un des personnages des Muppets Show. Une musique assourdissante envahie tout le véhicule. Il se la pète un peu quand je lui dis que sa voiture est une vraie boite de nuit. Mes nouveaux compagnons de route sont ravis de découvrir leurs têtes dans le carnet de croquis. Le chauffeur rigole de ma mésaventure avec les bidasses et, pour me remonter le moral, pousse encore le volume à fond.
On arrive à Ebolowa. J’ai les oreilles qui bourdonnent.

Au secours Popoli !



Le bus ne m’a pas attendu et, est parti. Les deux bidasses sont surpris par ma réponse. Je ne paierai rien car mon visa est-là pour le prouver. Le chef Mirima commence à s’énerver et me demande de vider le contenue de mon sac à dos. Il découvre mon ordinateur et mon scanner puis lâche ce pet : « il faut me prouver que ces appareils sont à vous sinon on appelle notre patron, vous rentrez au Gabon recherchez les factures ! ». Ils ne savent plus quoi inventer pour m’escroquer ces deux là. Je joue le jeu et demande à attendre la venue de leur patron qui ne viendra bien évidement pas!L’Onana : « savez vous qu’il ya un texte qui nous autorise à fouiller dans vos affaires et qui stipule que vous devez nous présenter les factures de votre ordinateur ? On peut vous le montrer ». De mieux en mieux ! Pendant qu’ils parlent je dessine sur mon carnet de croquis la situation. Le chef Onana le remarque et me demande ce que je fais. Explications : « je suis caricaturiste comme Popoli et à chacun de mes voyages je dessine pour raconter ce qui m’est arrivé pendant mon périple. Tout le monde vous verra avec vos noms en plein travail dans mon journal sur internet.»
Popoli ! Ce nom fait tiquer les 2 ripoux. Au Cameroun, Nyemb Popoli est le caricaturiste le plus craint. Il à un satirique du même nom qui n’en rate pas une pour relater ce genre de pratique. Même le président Paul Biya n’y échappe pas. Le ton des bidasses change. Mirima commence à me faire de petites tapes amicales dans le dos. Les mecs disent que « c’est pour ma sécurité et la protection de mes appareils. Ils n’aimeraient pas qu’on me les vole ». Et mon cul c’est du poulet ?
Devant mon obstination, le chef Onana sort du poste et demande discrètement à Mirima « ce qu’il faut faire pour mon cas car je ne veux rien lâcher. Croyez nous nous sommes des soldats honnêtes ».Paroles de menteurs ! Dix minutes après, une voiture est arrêtée pour moi. Ils se fondent en excuses et jurent sur la tête de tous leurs ancêtres qu’ils n’avaient pas vu que mon visa était à jour.
La petite bagnole démarre et prend la direction d’Ebolowa. Je dois coûte que coûte rattraper le bus !

Chefs Onana et Mirima supers ripoux





Meyo Centre, un petit bourg. Il y a un contrôle de gendarmerie. Un bidasse avec une paire de radars plus grandes que sa tête monte ans le bus et se met à contrôler les passagers. Quand il arrive à mon niveau, il regarde mon passeport puis me demande de descendre pour aller voir son collègue au poste. Je sais déjà ce que cela signifie : le bakchich ! Le mec va me demander du pognon. C’est fréquent sur cet itinéraire. Nous sommes en zone frontalière. Les bidasses des deux pays ont cette sale manie d’emmerder les voyageurs en règle ou non. Heureusement qu’il ya parmi ces brebis galeuses de bons agents qui font bien leur boulot .Vos papiers sont à jour? Ok pas de problèmes vous voyagez en paix. Mais hélas je vais avoir affaire à de supers ripoux.
Je descends du bus. Un soldat tout noir et super mince m’attend le visage mauvais ; le chef Mirima me demande de lui remettre mon passeport et d’aller attendre dans ce qu’il appelle « poste », une cabane au bord de la route improvisée en poste de contrôle. Je m’exécute. A l’intérieur, son collègue aux binocles vient nous retrouver. (Tout se fait toujours dans la discrétion l’argent n’aimant pas le bruit). Il ya assises dans un coin une dame gabonaise avec son mouflet, un jeunot apeuré. Nous sommes les prises du jour. Le binoclards, le chef Onana : « Madame vous savez comment ca se passe même au Gabon c’est comme ca. Vous êtes en règle mais il faut payer l’enregistrement ! »L’enregistrement c’est le bakchich. La dame paniquée glisse 2 billets de 1000 balles que le chef Mirima fait disparaître aussitôt dans sa poche. Certains passagers pourtant en règle évitent toujours les tracasseries de peur que les bidasses leurs fassent perdre un temps fou et voir le bus démarrer sans eux car le chauffeur souvent n’attend pas et vous vous retrouvez seul au milieu de nulle part. Les bidasses le savent et foutent alors la pression. La dame a payé la dime puis s’en va. A mon tours ! Je le leur laisse pas le temps d’ouvrir la bouche et balance un cinglant : JE NE PAIE PAS !
Houla, malheur à moi. Je viens de déclencher la guerre entre le Gabon et le Cameroun !

vendredi 12 septembre 2008

Buca c'est parti!





12h. Le bus démarre enfin. Il est super pourri le bus de Buca, l’une des nombreuses compagnies de transport qui assure la liaison jusqu’à Yaoundé. Je me demande si l’on va arriver à bon port et à quelle heure. Réponse du chauffeur : « Je ne sais pas trop. Il y a des arrêts, on va bien arriver un jour, de toutes façons l’essentiel et qu’on arrive ! » Super !
A l’intérieur, il ya du monde. Surtout des élèves, car la rentrée s’est déroulée il ya peu de temps. Un jeune vendeur passe proposer à boire et à manger. Sur les vitres du bus il y a des écrits relatifs à la sécurité des passagers. Mais je ne sais pas si le conducteur sait lire car il dépasse largement la vitesse autorisée. La chaleur est atroce, je sue à grosse gouttes. On m’avait pourtant rassuré avant d’embarquer qu’il y avait la clim à bord. J’ai demandé pourquoi il n’y en avait pas. Réponse du chauffeur : « elle vient juste de tomber en panne ! » Mon œil ! Et vive le brouhaha. Derrière moi il y a une gonzesse, une sacrée pipelette. Elle n’arrête pas d’en raconter.
Mais dix minutes après, avec la chaleur qui règne, je ne l’entends plus.
« La radio » de service s’est endormie.

Coucou!




Mon voyage a commencé hier. Avec la centaine de millions de fcfa que m'a fourgué Pierre Paquet mon éditeur une fois les planches de dipoula terminées, j'ai décidé de me prendre des vacances pépères du côté du cameroun voisin ou je compte rencontrer des potes dessinateurs.Pour me rendre à Yaoundé la capitale du cameroun, je dois prendre un car assez pourri de l'agence Buca voyages depuis Ambam. En partant d'Eboro j'ai une nouvelle fois emprunté une moto taxi. Le mec de la moto voulait que je le filme à conditions qu'on puisse le voir jusqu'à Paris. Et voilà mec t'es sur la toile.

jeudi 11 septembre 2008

11septembre, je vais à Yaoundé!!

Je vais passer mes vacances à yaoundé la capitale du cameroun. Mon périple dessin ,textes et photos dans les prochaines heures.

P.s: Est ce ma connexion qui déconne? mais ici au cameroun( cyber de Ambam) la partie ajout d'image sur le blog s'affiche sans probléme.

lundi 8 septembre 2008

L'ordi à Pahé...

Je reçois à l'instant une photo de l'ordinateur de Pahé et je comprend mieux ses petits soucis de connexion...
Achetez tous Dipoula à sa sortie, que Pahé puisse investir dans une nouvelle machine ;)
Signé: un scénariste anonyme

Libellés :

S.O.S Probléme technik

Bisk bisk rage. depuis 2jours j'arrive plus à metre des images sur mon blog. la partie afichage déconne grave. klk1 a une soluce?

vendredi 5 septembre 2008

Télécentre et Ben Sikin

Je quitte Ambam dans quelques heures. Un petit remerciement à Rémy et Didier de l'équipe du Télécentre communautaire de Ambam. Le seul endroit où l'on peut se connecter à internet dans cette ville. Je n'oublie pas aussi les Ben Sikin, les motos taxis de Ambam.


Mama Yango!


Une nuit passée à boire des Guinness çà vous creuse énormément et donne une terrible gueule de bois le lendemain.Je me suis donc rendu chez Mama Yango, une femme super sympa qui fait de la bouffe chaque matin, pour y déguster l'un de ses délicieux bouillon de viande de boeuf dont elle seule a le secret.

Atango de Manadjama!


Je viens de passer la nuit à Ambam. J'ai fait une virée nocturne. J'ai picolé chez , au Safari et rencontré une star du pays, le chanteur de Bikutsi, un rythme du sud Cameroun, Atango de Manadjama qu'il s'appelle et, est très reconnaissable avec sa barbe bi-colore qui d'après ses dires lui reviendrait à près de 5 millions de Fcfa, rien que pour son entretient. Sacré Atango!

jeudi 4 septembre 2008

lu sur le blog de Mic le Wouf


Un grand merci à Mic. Puréee que c'est ouf une vie de Wouf!

Soleil radieux

Ce coucher de soleil sur le stade de foot d’Eboro était si beau que je n’ai pas résisté à le photographier. Voilà dipoula est terminé, je suis en vacances pour 2 semaines environ !

Vroum Vroum




Au pays, on fabrique nos jouets nous-mêmes avec les moyens du bord. Ici ce gosse fabrique une Hummer avec le bambou bichichi une espèce de balsa locale. J’en parle dans le tome 1 de « La vie de Pahé » tandis que le second pose fièrement avec sa bagnole et ses bâtons de manioc qu’il ira certainement déguster après.

Aladji Soya et coupé-coupé







Ils pourraient bien être les cousins de Aladji Soya qui est dans Dipoula et dont voici un story board. Les vendeurs de soya, appelés au Gabon coupé-coupé ; de la viande de bœuf, de poulet ou de mouton braisé ; sont fréquents dans chaque quartier et largement appréciés par les populations. Mais souvent la polémique fait rage quant à l'origine de la viande consommée. Bon appétit!!

Emplettes en mob au Mondial!


Comme je suis en frontière, je n’ai donc pas besoin de me taper 30 bornes pours aller payer la boisson de mon maquis jusqu'à Bitam, je me rends donc en moto jusqu’à Abang Minko un grand bled du Cameroun voisin ou l’on peut trouver des échoppes pour y faire ses achats. C’est également ici que se trouve le marché mondial tous les samedis. Un grand marché qui accueille les populations de Guinée équatoriale, du Cameroun et Gabon qui viennent y faire leurs emplettes.

P.s : Actuellement je me tape un petit week à Ambam une ville du Cameroun. Par rapport à Bitam, ici ils ont un cyber qui déchire grave au niveau de la connexion ! Pour faire 20 bornes jusqu'à Ambam on paie la moto à 1000Fcfa. A vous de voir ce que ca donne en euro!